Le Dit du Genji
Fille de Tametoki Fujiwara, dignitaire de la cour, elle épousa Nobutaka Fujiwara. Mais devenue assez tôt veuve, Fujiwara no Michinaga l'introduit à la Cour de Heian où elle entra au service de l'une des deux impératrices-consort de l'empereur Ichijō, Shōshi. Certains pensent que Fujiwara no Michinaga cherchait par là le moyen de lui offrir une sinécure propre à la rédaction de son œuvre, "Le Dit du Genji". Dans un passage de son journal intime, elle déclare même que le régent avait fait irruption dans ses appartements pour s'emparer du dernier chapitre de son œuvre. "Le Dit du Genji" est considéré comme le premier roman psychologique au monde.
Même si son œuvre principale, généralement considérée comme un chef-d'œuvre de la littérature de son pays, est "Le Dit du Genji", elle a laissé aussi un journal intime et un recueil de poèmes qui lui vaut d'être considérée comme l'un des trente-six grands poètes de l'époque.
"En l’absence de celle dont le printemps faisait la joie, les couleurs des fleurs ont perdu pour moi tout leur charme. Je n’y puis voir désormais qu’une parure pour l’autel des bouddhas […]. Les corètes du jardin de l’aile qu’elle habitait portent des fleurs comme il ne s’en voit nulle part au monde. Des bouquets énormes, en vérité ! Des fleurs qui pourtant n’avaient pu méditer le dessein de se surpasser ! Elles attiraient certes toujours l’attention par leur pétulante splendeur. Mais qu’elles aient fait mine d’ignorer qu’en ce printemps, celle qui les planta n’est plus, pour se parer d’un éclat redoublé, voilà qui est navrant !"
livre 4 du Dit du Genji



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