Articles

Hiroshi Noma

Image
Hiroshi Noma (1915-1991) est un écrivain japonais. il est le fils d'un prêtre boudhiste et fut l'élève du poète Takeuchi Katsuaro. Il s'intéresse jeune au marxisme. Il entre en 1935 à l'université de Kyoto.  En 1941, il est enrôlé au service militaire et prend part aux combats en Chine et aux Philippines.  Il a séjourné dans un hôpital militaire (paludisme), été arrêté, traduit en conseil de guerre puis incarcéré dans une prison militaire. Il a rejoint en 1944 le parti communiste japonais dont il fut exclu plus tard. Il commence à écrire en 1946 : "Corps à corps" 1947 "Et la lune rouge se leva dans son visage" 1952 : Zone de vide, roman ET LA LUNE ROUGE SE LEVA DANS SON VISAGE « Je ne nie pas l'homme... Je suis un être beaucoup plus innocent. Je suis un être simple. Je crois beaucoup plus fort que cela en l'homme », se répète-t-il à lui-même. Mais l'impression qu'il avait ressentie sur les champs de bataille d'être une créature...

Théâtre : Shintarô Matsubara

Image
Shintarô Matsubara est né en 1988 à Kumamoto, dans le sud du Japon. La découverte des œuvres de Beckett et Joyce l’incite très tôt à se lancer dans l’écriture, alors qu’il est étudiant en économie à Kobe. Sa première pièce, écrite à 27 ans, remporte le Grand Prix de dramaturgie de l’Aichi Arts Foundation. Egalement auteur de romans et nouvelles, il collabore activement avec Motoi Miura, metteur en scène réputé et directeur de la compagnie Chiten, basée à Kyoto. En 2018, Yama-yama    lui vaut le prix Kunio Kishida, récompense prestigieuse et rarement attribuée à un trentenaire, qui fait de lui le dramaturge le plus en vue du Japon actuel.   Yama yama tente de répondre à la question qui taraude les créateurs japonais : comment parler de la catastrophe - toujours en cours - de Fukushima ? Impossible autrement que de manière métaphorique, affirme Matsubara. La censure est désormais puissante au point d’être intégrée à la conscience même des Japonais, d’où le vague sentimen...

Shigeharu Nakano

Image
 Né à Maruoka, en 1902, Nakano entre en 1914 au département de littérature allemande de l'université de Tokyo. En 1931, il adhère au parti communiste japonais ce qui entraîne son arrestation en 1934. Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le parti, et en 1947, entame un mandat de trois ans comme représentant élu au gouvernement. En 1958, il est élu au comité central du parti mais en est exclu en 1964 en raison de conflits politiques. Ses romans autobiographiques comprennent « Entre les vagues », (1930), « Dans les tréfonds du cœur », (1954), et ABCD, (1965-1969). Nakano remporte le prix Mainichi de la culture en 1955 et en 1959. Il meurt en 1979. CHANT Ne chante pas Ne chante pas les fleurs rouges des prés ni les ailes des libellules Ne chante pas le murmure du vent ni le parfum des cheveux de femme Tout ce qui est frêle Tout ce qui est inquiet Tout ce qui est langoureux : refuse-le ! Toutes les grâces : rejette-les ! Chante toujours ce qui est droit Ce qui r...

Vie sexuelle au Japon

Image
L’abstinence sexuelle au Japon fait des émules et le gouvernement nippon s’inquiète car la population vieillit et ne se renouvelle plus. Désintérêt voire même dégoût du sexe, les jeunes Japonais n’hésitent pas à employer des mots forts pour faire comprendre qu’ils ne sont pas du tout portés sur la chose. Selon une étude du ministère de la Santé nippon, 36% des garçons et 58,56% des filles âgés de 16 à 19 ans déclarent ainsi « ne pas s‘intéresser » ou « éprouver une aversion pour le sexe ». Les Japonais font de moins en moins l’amour. Le sexe “réel”, s’entend. Leur libido se reporte en revanche sur la réalité virtuelle, les mangas et les robots siliconés. L’industrie du porno en profite et la démographie du pays en pâtit dangereusement. Quand on demande aux Japonais mariés à quand remonte leur dernier ébat, ils sont 45 % à répondre “au moins un mois”. Pire, d’après une étude du gouvernement publiée en septembre, 42 % des hommes et 44 % des femmes célibataires de 18 à 34 ans n’y ont JA...

Légende du Japon

Image
LA DETTE DU DIEU DU FORT Le dieu du Fort d'un village situé sur une colline devait de l'argent au dieu du Pied de la colline. Le 15 janvier, il doit payer sa dette, mais n'a rien pour la payer, insouciant et peu économe qu'il est. Il cherche un prétexte, passe la nuit à réfléchir. Soudain, il se tape le genou en riant : J'ai une idée ! Il entasse un tas de paille sur sa maison, brûle le tout. Le lendemain, le dieu du Pied de la colline gravit la dite colline clopin-clopant, atteint le domaine du dieu du Fort. Celui-ci le salue : Bienvenue ! Tu viens pour ta créance ; je suis navré tout ce que je possède est parti en fumée, reviens l'an prochain ! Le dieu du Pied de la colline s'en revient un peu déçu chez lui. L'année suivante, même scénario, et ainsi de suite. C'est de là que date la coutume, chez les villageois de Shimohino Kiuchi, de brûler de la paille, pour aider le pauvre dieu du Fort à liquider ses dettes.  

Kanbara Tai

Image
Kambara Tai  (1899-1997) était un poète, peintre, écrivain, critique d’art et pionnier du futurisme japonais.  Kambara est né à Sendai, Osaka, mais sa famille a rapidement déménagé à Tokyo. Il a commencé comme poète, mais s’est ensuite temporairement tourné vers la peinture. En 1920, Kambara fonda le groupe d’art avant-gardiste Action. Il fonda ensuite le groupe artistique Sanka en 1925, suivi de Layout , dont il se retira en 1927. C’est aussi à ce moment-là qu’il cessa ses activités de peintre. Kambara échangea des lettres avec le futuriste Filippo Tommaso Marinetti et écrivit de nombreuses publications sur le futurisme. En 1990, il a fait don de son matériel sur Picasso et le mouvement avant-gardiste sous le nom de « Bibliothèque Kambara Tai » au Musée d’Art Ohara à Kurashiki. Il est décédé d’une insuffisance cardiaque le 28 mars 1997 à Minami-ku, Yokohama, à l’âge de 98 ans.  Illustrations du roman de Karel Capek "Les Robots"  

Yayoi Kusama

Image
La Japonaise Yayoi Kusama, artiste avant-gardiste connue comme la « reine des pois », est morte à l’âge de 97 ans, a fait savoir, jeudi 27 août, un communiqué de sa société. « C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Yayoi Kusama dans un hôpital de Tokyo le 14 août 2026, à l’âge de 97 ans », peut-on lire dans le document, qui ne précise pas la cause de sa mort. Célèbre pour sa folle obsession des pois, Yayoi Kusama était l’une des matriarches de l’art contemporain douée d’une formidable puissance créatrice avant-gardiste. Elle s’est imposée comme une des artistes les plus cotées au XXIe siècle. « Tout au long d’une vie extraordinaire entièrement consacrée à la création artistique, Yayoi Kusama a mené une carrière saluée dans le monde entier en tant qu’artiste d’avant-garde pionnière, dont la pratique créative englobait les arts visuels, la performance, la fiction et la poésie », a écrit sa société. « Elle a continué à peindre jusqu’à ses derniers jours, sans jam...