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Fumio Niwa

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  Romancier (1904-2005) , fils aîné du supérieur d'un temple bouddhiste dans le département de Mie. Ses études de littérature japonaise à l'université de Waseda ont décidé de sa carrière d'écrivain, mais en 1929 il a dû revenir à ses devoirs familiaux auprès de son père. La reconnaissance dans les milieux littéraires lui est venue avec des ouvrages tels que Ayu (Le saumon ayu, 1931) et Zeiniku (Carnosités, 1934). Il s'est ensuite consacré à la description de la vie des femmes de son temps avec Aiyoku no ichi (La place de l'amour, 1937) et d'autres romans. Correspondant de guerre en août 1942, il a été blessé à la bataille de Tulagi et a publié Kaisen (Bataille navale, 1942) et Kaeranu chutai (Compagnie sans retour, 1943) qui a bientôt été interdit par la censure. Après la guerre, il a pu revenir au genre qui lui convient le mieux, la peinture de personnages aveuglés par la passion. Ses oeuvres les plus remarquables sont alors Risō no ryōjin (L'honnête homme ...

Théâtre : Minoru Betsuyaku

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Méconnu en France, Minoru Betsuyaku (né en 1937 et mort en 2020) est l’un des auteurs vivants japonais les plus respectés de son pays. A l’origine de l’émergence du théâtre de l’absurde au Japon, au début des années 1960, son œuvre a vu le jour avec une pièce intitulée L’Eléphant . A à B à Hitori no Onna (A et B et une certaine femme) Première : 1961 Il s’agit d’une œuvre qui dépeint une dispute résultant d’une animosité infondée et d’un sentiment d’infériorité entre deux hommes A et B qui se moquent mutuellement et réfutent par un échange de longs monologues. A dit à B qu’il perd ses cheveux et qu’il a une jambe fragile. B dit qu’il se déteste parce qu’il est stupide et profiteur et il rampe qu’A devrait lui dire en face d’arrêter de mener une vie aussi dépravée. Il supplie finalement A de le tuer. Cependant, au fil du dialogue, il y a un virage et il s’avère que c’est peut-être A qui a en fait une jambe abîmée. Finalement, la relation tendue bascule complètement à 180 degrés et B f...

Shinkichi Takahashi

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Le poète japonais Shinkichi Takahashi est considéré comme le seul poète zen du XXe siècle dans la littérature japonaise et comme l’un des plus grands poètes japonais de tous les temps. Pionnier dans son pays du mouvement artistique d’avant-garde européen qu’est le dadaïsme, il a remporté le Prix des Arts du ministère de l’Éducation pour son recueil de poèmes en 1977. Il est né en 1901 dans un petit village de pêcheurs situé sur l’île de Shikoku, la plus petite des quatre îles japonaises. Sa famille n’ayant pas les moyens de l’envoyer à l’école, il apprit seul à lire et à écrire, puis son ambition le conduisit à Tokyo où il espérait se forger une carrière d’écrivain. Mais les obstacles étaient nombreux pour un jeune villageois pauvre, et il se retrouva bientôt de retour chez lui, sans le sou et temporairement découragé. Il continua à lire et, un jour, il découvrit avec grand intérêt un article sur le dadaïsme européen ; inspiré par cette lecture, il repartit une nouvelle fois pour Tokyo...

Chirac et le Japon

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Jacques Chirac et  Shoichi Osada Palaces luxueux, banquiers sulfureux, sumos grassouillets et belles japonaises: le Japon aura été pour Jacques Chirac qui s’y sera rendu une cinquantaine de fois, une espèce de paradis perdu ll faudra dresser un jour le tableau des relations anciennes, et très particulières, nouées après 1995 entre Jacques Chirac et le Japon. Une affinité avec ce pays et sa culture, plus de 50 voyages sur place, des amitiés entretenues avec des hommes d’affaires très controversés. Le principal d’entre eux est le banquier sulfureux Shoishi Osada, croisé pour la première fois au milieu des années 70. La banque d’Osada sera mêlée à de très peu transparentes affaires immobilières et financières. Chirac fera néanmoins décorer Osada, remercié pour son entregent, de la Légion d’honneur en 1994. Le banquier sombrera plus tard dans une faillite retentissante au Japon, provoquant des inquiétudes à l’Elysée. DES SÉJOURS DANS LE PALACE DU FINANCIER NIPPON Shoichi Osada jouer...

Conte du Japon

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  Akataro est le « fils de la crasse », un personnage issu d'un conte populaire japonais mis en scène dans le spectacle de contes Mukashi Mukashi FILS DE LA CRASSE Jadis, quelque part, il y avait un vieux et une vieille qui ne se lavaient plus depuis dix ans. La crasse couvrait leur corps comme une mousse épaisse. Ils n'avaient pas d'enfant. Le vieux dit un jour : Raclons nos crasses, unissons-les, modelons-les en poupée. Sitôt dit, sitôt fait. Ce gros bébé de crasse, qu'ils appellent Akataro grandit vite et mange énormément. Le père lui dit : Tu nous coûtes trop cher ! On n'a plus de riz. Pars en voyage faire apprécier ta force. Il part avec une massue de cent kilos et rencontre Miyatarô, autre costaud, qui devient son vassal. Puis Ishitarô, autre costaud, qui devient aussi son vassal. A trois, ils arrivent dans une ville. Ils frappent à la porte d'une riche maison. Pourquoi on ne nous ouvre pas ? Aujourd'hui les ogres doivent ...

MAVO

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 Mavo (souvent appelé MaVo ou MAVO) était un mouvement artistique japonais radical des années 1920. Fondée en 1923, Mavo a été productive durant la fin de la période Taishō (1912–26). Mavo a rétabli l’Association japonaise des artistes futuristes, le groupe d’artistes anarchistes qui a présenté une exposition en plein air dans le parc Ueno à Tokyo pour protester contre le conservatisme dans le monde de l’art japonais.  Dirigé par Tomoyoshi Murayama, le groupe déployait un éventail interdisciplinaire d’art performance, de peinture, d’illustration et d’architecture, pour transmettre des messages anti-establishment au courant dominant. Porté par les réponses au développement industriel, le groupe Mavo a créé des œuvres sur la crise, le péril et l’incertitude. L’historienne de l’art Gennifer Weisenfeld a écrit que Mavo cherchait à réintégrer l’art dans la vie quotidienne.  Les artistes « Mavoïstes » cherchaient à perturber ou à brouiller les fron...

Noriko Ibaragi

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  Noriko Ibaragi   (1926-2006) était une poétesse japonaise pionnière. En 1953, elle a fondé et dirigé la revue de poésie  Kai   ( Rames ). Ses premières œuvres illustrent son désir de laisser une nouvelle vie s’épanouir des décombres de la guerre. Bien qu’elle ait insisté sur l’importance de l’indépendance personnelle, elle a toujours cherché à tisser des liens avec les autres, comme en témoigne son intérêt de longue date pour la traduction de la poésie coréenne. En 1975, son mari depuis vingt-cinq ans, Yasunobu Miura, est décédé, et elle ne s’est jamais remariée. Ses poèmes qui lui étaient adressés, dont « Rêve » et « Clair de lune », furent publiés un an après sa mort dans son dernier recueil,  Saigetsu   ( Les Années ). LORSQUE J’ETAIS UNE JEUNE FILLE EN FLEUR Lorsque j’étais une jeune fille en fleur Les villes s’écroulaient avec fracas A travers d’incroyables endroits On entrevoyait parfois un bout de ciel bleu Lorsque j’étais une jeune fille en fle...