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Conte du Japon

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La théière en or et la main du voleur LA THEIERE EN OR Jadis, il y avait un château dans le pays d'Aki. Une nuit, un voleur pénètre dans la maison d'un des gardes du château, et découvre sous l'autel domestique une théière en or qu'il dérobe. Il s'enfuit, mais la théière se met à parler : Retourne ! Retourne ! Sale théière, silence ! Retourne ! Retourne ! Tais-toi, tu vas me faire repérer ! Retourne ! Retourne ! Reste avec moi gentiment, je te donnerai du bon thé autant que tu voudras. Retourne ! Retourne ! Le voleur, de colère, en a les boyaux tout retournés : Eh bien, si c'est comme ça, tu auras du bâton ! Retourne ! Retourne ! Avec un gourdin, il la frappe la théière et la jette dans un bosquet de bambous. Sale théière, tu ne m'auras même pas rapporté un sous ! Il veut alors s'éloigner, mais ses pieds collent à la terre. Il ne peut plus faire un pas. Il se...

Takahashi Yuichi

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Takahashi Yuichi "Un livre et du papier" vers 1875-1877 Un livre est ouvert à la première page. Un fascicule ordinaire, comme il s'en produisit tant dans le Japon de Meiji, peu épais. Il constitue le motif principal d'un tableau que réalisa TAKAHASHI YUICHI au milieu des années 1980, et il est mentionné dans le titre même de la toile : « Un livre de lecture et du papier ». Derrière le volume, à côté, au-dessus sont rassemblés plusieurs instruments de travail dont aura besoin l'enfant ou l'adulte qui se met à l'étude. Un calepin est dressé. Un crayon tient en équilibre par miracle. En l'air sont accrochées des feuilles...  Bien d'autres objets viennent s'y ajouter. Une raquette de bois pour un jeu du Nouvel An, des billes multicolores, un lampion, un petit sac rempli de graines dont on se sert en guise de balle, une petite boîte à rangement, bref le peintre y réunit tout ce qui fait le plaisir d'apprendre et le bonheur de jouer.  TAKAHASHI Y...

Awa Odori, la danse des fous

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Chaque été, du 12 au 15 août, la ville de Tokushima, sur l’île de Shikoku, se transforme en immense scène à ciel ouvert. Des milliers de danseurs avancent en file, bras levés, pas glissés, au son des taiko , des shamisen et des cris rythmés. Dans une ambiance électrique, la foule scande une formule devenue emblématique : « Odoru aho ni miru aho, onaji aho nara odoranya son son » ( Il y a les fous qui dansent et les fous qui regardent, quitte à être fou, pourquoi ne pas danser ? ). Une invitation joyeuse à se laisser emporter. L’ Awa Odori est aujourd’hui le plus grand festival de danse du Japon , attirant chaque année plus d’un million de visiteurs et une ferveur communicative durant la période d’ O-Bon , la fête des ancêtres . Mais cette danse, devenue mythique, peut également s’apprécier dans d’autres régions et à différentes périodes lors de matsuri . Je vous propose donc aujourd’hui d’en découvrir plus sur l’ Awa Odori , danse de l’été japonais , née dans les rues de Tokushima ...

SHIMAKI Kensaku

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SHIMAKI Kensaku est né à Hokkaido en 1903. En 1918, Il  publie un magazine littéraire, le « Kunugi no Mi »dans lequel il publi des tanka et des essais sous le nom de plume de ASAKURA Tengai. L’année suivante, il quitte l’Hokkaido pour Tokyo afin de continuer ses études, mais il contracte la tuberculose et ne peut mener à bien ses projets. En 1925, il quitte l’université et  rejoint le mouvement paysan. En 1927, il devient un membre actif du Parti communiste japonais, mais la maladie ne le laisse pas tranquille. L’année suivante, il est arrêté par la police et ne sera libéré qu’en 1932 pour raison médicale. En 1934, il publie sa première œuvre « Rai » (La lèpre) dans le magazine « Bungaku Hyoron » qui est basée sur son expérience carcérale et qui lui valut un grand intérêt de la part du monde littéraire japonais. Ensuite, il publie « Momoku » (La cécité) dans le magazine « Chuo Koron » qui confirme son statut d’écrivain. «...

ECRASONS-LES

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Ecrasons-les sous la chaleur qu'ils restent chez eux calfreutrés derrière leurs volets clos terrés dans leur cave liquéfiés sous leur douche nous, on a ce qu'il faut pour résister et puis le soleil c'est pas notr' faute s'il s'met à déconner à mort on annulle les réunions, les manifs même les concerts c'est dangereux une guitare électrique ça prend feu un seul programme politique : bière au frigo et foot à la télé vont pas s'plaindre moi, je supporte la chaleur et l'équipe de France tout est sous contrôle il faut juste un ministre de l'intérieur à la hauteur de l'ignominie  

Cinéma : Sous le ciel de Kyoto

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Au cinéma le 22 juillet 2026 Après Tempura , Akiko Ohku renverse les rôles : dans son univers imprévisible et coloré, un héros masculin se met en quête d’amour. Un film bouleversant, où chaque scène s’impose peu à peu comme inoubliable.   À Kyoto, entre l’université et un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile, l’évidence naît entre eux… avant qu’elle ne disparaisse soudainement. Akiko Ohku nous avait délicieusement exalté avec  Tempura  (2022), cette comédie culinaire à l’imagination aussi foisonnante que celle de son héroïne. Déjà, la cinéaste japonaise accordait autant d’attention à l’introspection qu’à l’expression, invitant ses personnages à résoudre leurs espiègles équations intérieures pour mieux s’ouvrir aux autres, se rencontrer, se révéler. Avec  Sous le ciel de Kyoto , elle retrouve cet élan vital si...
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  HOCHEQUEUES Jaune               de jour en jour s'éclaircit la montagne Le torrent y fait couler d'autant plus de verdure Couple blanc            couple jaune              des hochequeues m'ont dit : Toutes les pierres de cette rivière sont rondes, nous les avons frappées avec nos queues!