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Légende du Japon

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les Niô en paire servent de gardiens à la porte du temple. NIÔ ET YAKUSHI Venant du Japon, un homme très fort, nommé Niô, voyage en Chine pour comparer sa force. Il rencontre un Chinois portant sur son dos l'équivalent de dix charrettes de foin. Avec cet homme la comparaison est inutile ; mieux vaut fuir, se dit-il. Mais le Chinois costaud le poursuit. Niô se réfugie dans un temple de Yakushi. Ce dieu lui dit : Ce n'est pas la force qu'il te manque, mais la sagesse. Fais fonctionner ton intelligence. Niô sort réconforté du temple et va à la rencontre du Chinois pour lui dire : Posez votre charge, qu'on discute des règles du combat. Le Chinois s'exécute et se débarrasse du poids qu'il avait sur les épaules, ce qui lui donne une sensation de légèreté. Niô en profite pour, d'un coup de poing, l'envoyer en l'air. Puis il retourne au Japon avant que l'autre ne retombe. Depuis les Niô sont les gardiens surhumains des temples.  

Kawano Kaoru

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Kaoru Kawano (1916–1965) était un graveur japonais célèbre dont le travail faisait le lien magistral entre tradition et modernité. Figure marquante du mouvement sōsaku hanga (gravure créative), Kawano créa des gravures sur bois qui alliaient la simplicité de l’esthétique japonaise traditionnelle à des techniques modernes innovantes. Connu pour ses représentations éthérées d’enfants, de femmes et de la nature, ses estampes évoquent un sentiment de tranquillité et d’introspection, souvent imprégné de textures subtiles et de formes audacieuses. La carrière de Kawano, bien que tragiquement brève, a été marquée par son dévouement à l’art et à l’artisanat, produisant des œuvres qui résonnent avec des thèmes universels d’innocence, de résilience et d’harmonie. Son art a acquis une reconnaissance internationale au milieu du XXe siècle, captivant des publics en Amérique du Nord, en Europe et au-delà. Aujourd’hui, les estampes de Kawano restent très recherchées par les collectionneurs et sont ...

J -pop

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Depuis ses 12 ans, JUJU rêvait d'être chanteuse de Jazz. Elle passe son enfance à Kyoto où elle participe à plusieurs activités musicales et c'est à ses 18 ans qu'elle décide de partir seule aux États-Unis où elle y découvre "les sons de New York" tels que le Jazz, R&B, Hip-Pop, Soul, Latino, House. Il faudra atteindre 2008 pour que les portes du succès s'ouvre à JUJU avec la collaboration Spontania feat. JUJU sur la chanson "Kimi no Subete ni". Un hit qui a été téléchargé plus d'un million de fois sur les mobiles japonais. La chanson "answer" JUJU feat. Spontania "Sunao ni Naretara" fit également le même record. JUJU -PLAYBACK-  

Kyôka Izumi

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Kyōka Izumi (1873-1939) est un romancier, dramaturge et poète. Il grandit dans un environnement culturellement privilégié, mais perd sa mère à l’âge de neuf ans, un drame qui marquera toute son œuvre. À partir de 1885, il fréquente une école tenue par des pères et apprend l’anglais, mais il finit par abandonner les études autour de 1887. La publication en 1895 de "La ronde nocturne de l’agent de police" attire l’attention sur son travail et lui permet de publier à un rythme soutenu malgré une constitution fragile. "L'ermite du mont Kōya" (1900) marque l’apparition dans l’œuvre de Kyōka du genre fantastique. Revitalisant la littérature de l'époque d’Edo, il explore aussi le thème des quartiers de plaisirs et des amours contrariés, comme dans "Généalogie de femmes" (1907) ou "Une scène pittoresque : l’agent du pouvoir exécutif" (1914). Le symbolisme flamboyant de Kyōka se retrouve aussi dans des pièces de théâtre qu’il écrit au cours des ...

Kenji Miyazawa

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LE PRINTEMPS ET LE DEMON ASURA Dans l'acier gris de l'image Les tiges sarmenteuses de l'akébie s'enroulent aux nuages Buissons d'églantier ou marécage de l'humus Partout partout les arabesques de la flatterie (plus exubérants que les trompettes de midi c'est l'heure où ruissellent des fragments d'ambre) Amertume, pâleur de la colère Au fond de la clarté d'avril Je crache je vais je viens je grince Je suis un démon (le paysage est secoué de larmes) Les nuages déchirés bornent les chemins de l'oeil Dans la mer du ciel transparent Un vent de cristal passe et repasse Une rangée printanière de CYPRES Noire absorbe l'éther Et dans leurs pieds obscurs On voit briller l'arête de neige de la montagne céleste (brumes printanières, polarisation blanche de la lumière) Les vrais mots ont disparu Les nuages brisés volent dans le ciel Et au fond d'avril qui étincelle Je grince je brûle je vais je v...

1964 :Pompidou revient du Japon

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A l'aérodrome de Haneda à Tokyo, M. Pompidou avait été salué, dimanche 14 avril 1964 à 22 heures (heure locale), par MM. Ikeda, premier ministre japonais, et Dennery, ambassadeur de France. A l'époque, il fallait passer par Anchorage, en Alaska, pour rejoindre la France. Après quelques brèves heures de nuit au-dessus du Pacifique, l'avion a survolé les paysages de l'Alaska, d'une austère et majestueuse beauté : comme des traits noirs, les sapins strient le sol encore recouvert de neige ; sur la mer plate et sombre flottent des blocs de glace blancs ou gris alors qu'à l'horizon brille sous un soleil permanent un cirque grandiose de montagnes immaculées. Le 27 mars 1964, Anchorage, en Alaska, a été secouée par un tremblement de terre d’une magnitude incroyable de 9,2 sur l’échelle de Richter. A Anchorage, on atterrit sur une piste où les fissures réparées du dernier tremblement de terre laissent encore apparaître de longues lézardes. L'avion s'arrête d...

Conte du Japon

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LE DIEU DE LA MONTAGNE ET LE BONZE Jadis, quelque part, un bonze aveugle et joueur de biwa (espèce de grosse mandoline) se perdit dans la montagne. La nuit tombe. Il se prépare à dormir au pied d'un arbre et prie : S'il vous plaît, dieu de la montagne, laissez-moi dormir ici. Il chante, accompagné de son instrument. Une voix d'en haut lui dit : Très bien, intéressant. Vous pouvez continuer un peu ? Le bonze reprend son chant en grattant sa biwa. Ca m'a beaucoup plu. Vous pouvez vous reposer. dit la voix, qui ajoute : J'ai apporté un plateau. Je vous en prie, veuillez vous servir. Le bonze hésite, puis, comme la faim le tenaille, se sert : toutes sortes de victuailles, riz, sauce, grillades, ça sent bon, et la soupe est fumante. Il mange tout, fait encore un salut à la cantonade et s'endort. Le matin, au réveil, la voix lui dit : Bonze, je suis venu pour vous conduire dans le village. Tenez-bien mon carquois en peau de bête. Je vous e...