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Enka, blues japonais

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L' enka est un genre de musique populaire japonais qui a connu ses heures de gloire entre les années 1950 et1980. C'est une sorte de blues local. Tout Japonais qui se respecte se doit de chanter au moins une de ces ballades sentimentales lors des virées entre collègues qui trouvent la plupart du temps leur conclusion dans un bar karaloké. Voici une des plus célèbres de ces bluettes : Pluie gelée Je vous en prie, laissez-moi boire encore un peu, Ce soir, je ne rentre pas chez moi, je ne veux pas rentrer Dans ma pauvre chambre nue, Qui pourrait m'y attendre ? Hélas, il n'y a personne. Je vous en prie, ne chantez pas cette chanson Elle me rappelle trop celle qui m'a quitté. A boire de désespoir, Mes larmes ne tarissent pas ! Je vous en prie, pardonnez mon état. Dehors, cette petite pluie d'hiver, Qui vous imprègne le cœur N'arrête pas de tomber. Oui, bien sûr j'ai un parapluie, Mais je ne veux pas rentrer chez moi ! Alors je vais boire jusqu'à l...

Légende du Japon

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L'ESCALIER DE PIERRE DES OGRES Venant de Chine, le roi Butei était arrivé à Ojika avec cinq ogres. Il les faisait travailler sans repos. Pourtant, une année, le 15 janvier, il leur accorda la journée de congé. Les ogres se rendirent au village, exigeant du saké, brandissant de gros coutelas, abusant des jeunes filles et menaçant de faire cuire à la broche les enfants du village. Très excités, ils exigent un tribut quotidien de filles et d'enfants. Les villageois acceptent à condition que ces vantards d'ogres – qui se disent capables de n'importe quel travail- construisent un escalier de pierres escaladant la montagne, escalier de mille marches, en une nuit. Les ogres acceptent en riant ; ce n'est qu'un jeu d'enfant pour eux. Il est convenu que le premier chant du coq marquera la fin de la nuit. Quand les ogres ont achevé 999 marches, un villageois, expert en imitations, fait Kokekkokoo et tous les coqs du village se mettent à chanter. Les ogres ont perdu le...

Yoshio Shimozato

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Yoshio Shimozato était un peintre et photographe japonais associé au surréalisme japonais et au milieu d'avant-garde de Nagoya. Membre du groupe d'artistes Shinzōkei, il devint une figure marquante du Nagoya Avant-Garde Club, qui réunissait peintres, poètes et photographes à la fin des années 1930.  

Photographies japonaises à la BNF

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Retracer l’évolution de la photographie au Japon, de 1945 à nos jours : c’est le grand défi de notre exposition « Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France » qui présente une sélection de 300 épreuves et ouvrages. Pour en avoir un aperçu, ou pour prolonger l’exposition, plongez dans les pages du catalogue de l’exposition. Vous y découvrirez les photographes et les clichés, connus et moins connus, protagonistes de 80 ans de pratique de la photographie japonaise. Un art qui se développe « face au réel » du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et des grandes transformations de la société japonaises, se modernise et s’ouvre aux influences internationales, sans pour autant oublier son histoire et ses traditions. Kenzo Takashima, Portrait de rue , série Asaichi (Marchés), vers 1980 Eriko Koga, Asakusa Zenzai : Hana et Zen, 2003-2006

Junzô Shôno

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Né à Osaka, Shono a étudié l’anglais à l’Osaka Foreign Language School de 1939 à 1941. Il lut Charles Lamb et Katherine Mansfield qui allaient s’avérer des influences durables sur son œuvre. Il a étudié l’histoire asiatique à l’Université impériale de Kyushu en 1942-43, avant d’être appelé sous les drapeaux dans la marine japonaise. Il écrivit sa première nouvelle publiée, Snow/Fireflies (1944), juste avant son service militaire. En 1956, Shono publia le roman Pomelo Flower , qui établit son mode préféré de « chronique familiale ». En 1957, il a accepté une bourse de la Fondation Rockefeller au Kenyon College, à Gambier, Ohio. De retour au Japon, il a écrit Nature morte (1960), une histoire de 18 épisodes sur la vie d’une famille inspirée de celle de Shono. Il a remporté le prix Shinchosha de littérature, et par la suite, Shono s’est à plusieurs reprises concentré sur la même famille (bien que sous des noms différents), s’appuyant sur des détails de sa propre expérience. AU BORD...

Théâtre : Yamazaki Tetsu

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" Le nid des lucioles " de Yamazaki Tetsu reprend un fait divers de l'époque : un employé, dans l'incapacité de rembourser ses dettes, finit par se suicider avec sa femme et ses enfants. Avec des dialogues exacerbés, délimitant avec acuité cette limite où l'absurdité des situations dévoile les failles secrètes où s'effondrent les représentations sociales, l'auteur met en scène la destruction de l'univers apparemment paisible de ce petit employé : endetté auprès des banques, des prêteurs sur gages, et de ses amis, acculé au vol dans sa propre entreprise, il voit peu à peu les rapports avec son entourage se fausser, jusqu'à ce que la crise atteigne son paroxysme.  

Shinpei Kusano

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A UTOBIOGRAPHIE DE KEROKKE Dans un faubourg de Bologne Je suis né au milieu d'un étang de nénuphars Les grèbes, sens dessus dessous, qui cograient le ciel, Moi, par goût des choses à faire peur, je restais à les regarder. Mon nom est Kerokké, mais C'est moi qui me suis donné ce nom Un jour je fus pris dans un filet. Je me rendis de cette façon à l'université. C'est dans un laboratoire de Galvani. Peut-être un étudiant où je ne sais qui Tout en chantant du nez une chanson de marin, passait. Un jour de 1780, l'après-midi. Un bistouri s'enfonça dans mon ventre. C'est ainsi que pour la première fois au monde naquit le concept de courant électrique. Moi je mourus. Je ne suis plus nulle part, moi. Il était beau le ciel d'Italie.