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Kazuko Shiihashi

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Kazuko Shiihashi est une artiste japonaise. Elle étudie d’abord le dessin et le graphisme des kimonos et du tissu à Kyoto, puis suit une formation de peinture traditionnelle à la Nippon Design School et à la Musashino Art School de Tokyo. A partir de 1980, elle expose à New-York et Tokyo. Elle est aussi présentée en musée, notamment au Tokyo Art Museum et au Musée des Beaux-arts de Nancy. En Europe, depuis sa création en 2008, la galerie Matthieu Dubuc organise toutes ses expositions dans le cadre de sa programmation à la galerie ou à l’occasion de foires d’art contemporain. Kazuko Shiihashi manie la technique de peinture japonaise traditionnelle que l’on appelle nihonga. Elle consiste en l’utilisation de pigments issus de produits naturels, de colle organique et de feuille d’or et d’argent. Le fond puis le motif sont réalisés sur du papier artisanal marouflé ensuite sur des panneaux de bois dont la forme rappelle le paravent japonais. Dans la lignée poétique de cette tradition, l’ar...

Geishas

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CE NE SONT PAS DES PROSTITUÉES. Autrefois, une maiko (apprentie geisha) devait vendre son mizuage (sa virginité) au plus offrant (jeune ou vieux) afin de rembourser la dette contractée auprès de l’okiya où elle vivait pour sa formation, sa nourriture et ses kimonos. Quand elles pratiquaient le mizuage (ce qu'elles ne font plus aujourd'hui), elles avaient des relations sexuelles avec l'enchérisseur et c'était généralement tout. Cela dit, certaines filles le faisaient strictement pour l'art, tandis que d'autres contribuaient effectivement à la prostitution. Dans les années 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, le nom de « geisha » a perdu de son prestige et elles n’étaient plus considérées comme les belles artistes qu’elles étaient autrefois, car des prostituées se faisaient appeler « geisha-girls » et avaient des relations sexuelles avec des hommes. Cela a causé beaucoup de diffamation à l’égard de ce nom. Les geishas ne sont traditionnellement PAS censées av...

Kosaku Takii

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Kōsaku Takii, 4 avril 1894 - 21 novembre 1984, est un poète japonais de haiku, nouvelliste et auteur du célèbre « roman [je] » Avare ou gâteux N'ayant plus l'ouïe très fine, mon vieux père portait toujours la main sous le lobe de son oreille quand il vous écoutait, et ce geste de demi-sourd lui donnait, de même que sa barbichette, un air de bon petit vieux. Il ouvrit le petit sac de voyage qu'il tenait à la main pour chorrtir des cadeaux-souvenirs : une botte de poireaux et quatre ou cinq navets rouges qui roulèrent l'un sur l'autre. Des cadeaux achetés à vil prix, jugeai-je ; par quoi je constatai aussi qu'il ne vivait pas sur un grand pied. La famille de ma femme habitant le voisinage, il déclara qu'il devait aller leur rendre visite, et il nous montra ce qu'il avait apporté à leur intention : du thé  de murier, et bin emballé dans du papier . Ce breuvage semble si peu ragoûtant que personne ne songerait à en boire...  

Tatsuji Miyoshi

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Les débuts de Miyoshi Tatsuji (1900-1964) coïncident avec la période d'effervescence qui marque, à la fin des années vingt, les arts et la littérature du Japon. Il termine des études de littérature française à l'université de Tōkyō quand il participe, en 1928, à la fondation de la revue Shi to shiron ( Poésie et poétique ), qui fera date. Il traduit des poèmes en prose de Baudelaire, entreprend en commun avec Kobayashi Hideo une version des Fleurs du mal . Son premier recueil poétique, Sokuryōsen ( Le Navire océanographique ), en 1930, est l'une des réussites les plus éclatantes de la nouvelle génération. Bientôt, il s'écarte de cette orientation « moderniste ». La revue Shi genjitsu ( Poésie-réalité ), à laquelle il apporte son concours actif, récuse les perspectives du surréalisme. Il se consacre au travail de traducteur qu'il a choisi en guise de profession et quitte Tōkyō. Il atteint bientôt un large public : le volume Haru no misaki ( Cap du printemps ), où ...

Bento

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Le bento , du japonais bentō ( 弁当 ) ou o-bentō ( お弁当 ), est un repas individuel complet de la culture japonaise, prêt à consommer, composé de diverses préparations cuisinées (crudités, viande, poisson, riz, nouilles, légumes, condiments, dessert…). Variante des chirashi, de préparation familiale ou commerciale, il est présenté dans une boîte à bento compartimentée fermée, allant de l'emballage jetable de restauration rapide du commerce à des versions plus luxueuses comme les jūbako en bois laqué d'artisanat d'art. On trouve trace du bento dès l'ère Kamakura (1185 à 1333) où du riz cuit et séché, nommé hoshi-ii ( 糒 / 干し飯 ), est produit, stocké et transporté dans de petits récipients. Le riz cuit, comme tous les produits riches en amidon se conservant très mal, les voyageurs ont coutume de transporter un stock de riz cru dans leurs bagages ou baluchon ( furoshiki ) et de le faire cuire dans les relais ou auberges, n'achetant sur place que les garnitures ou okazu (...

Légende du Japon

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Kobo Daishi LES VIEILLARDS SOUS LES PINS C'était il y a très longtemps, dans l'île Kikai, au sud de Japon. Une jolie fille lave du linge à la rivière. Passe un célèbre bonze Kobo Daishi qui s'exclame : Pauvre fille, plus que trois ans à vivre. La fille apeurée court après le bonze, le rattrape : Monsieur Kobo Daishi, je vous en prie, allongez mes jours ! C'est bien ennuyeux. Je sais combien peut durer la vie des gens, mais je n'y peux rien faire. La fille pleure poroporo et le bonze ému lui dit ceci : Va vers le nord. Marche environ dix lieux, tu trouveras une montagne de mille mètres, puis une de deux mille mètres, puis une autre de trois mille mètres. Arrivée à cette troisième montagne, tu trouveras trois pins respectivement de dix, vingt et trente mètres. Sous ce dernier pin, tu trouveras deux vieillards jouant au go. A côté d'eux, un autre vieillard examine un registre. A lui tu offriras du saké, jusqu'à ce qu'il en soit ras...

Shûzô Takiguchi

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Shuzo Takiguchi avec 7 artistes surréalistes Baiser à l'absolu L'entité de son corps se transforme à tout moment, comme des points de dès, du blanc au violet et du violet au blanc. Il suffit d'un clin d'œil pour qu'elle soit érodée comme une divinité géante au fond de la mer. Elle est chaleur dans la rafale ardente, ou plutôt acier même dans l'acier. En outre, elle chante un cantique, elle est une espèce d'oiseaux dans la cendre. Les étoiles de la mer coulent dans le flux d'une capitale à l'intérieur d'elle-même. Cette portion de grande courbe dans son corps, c'est un Léviathan. Son corps entier est une lettre écrite avec des flammes, dans laquelle une tombe de mercure est enfermée comme dans un champs vierge de différences. C'est un immense niveau d'eau, situé au grand jour, un grand jour qui existe parmi les cheveux d'Yin, comme parmi les nuages. Son orage. Sa légende. Sa nourriture. Ses bas de soie. Son évidence. Sa vision. Sa...