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Shinpei Kusano

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 Shinpei Kusano né le 12 mai 1903 à Kamiogawa, à présent Iwaki, dans la préfecture de Fukushima, et mort le 12 novembre 1988, est un poète japonais. Kusano voyage en Chine pour la première fois en 1921. En 1928, il publie son premier recueil de poèmes. De 1940 jusqu'en 1943, il est conseiller auprès du gouvernement de la république de Chine de Wang Jingwei. À cette époque il écrit des poèmes patriotiques sur le mont Fuji dans lesquels il combine les thèmes mythologiques avec la pensée pan-asiatique. En 1983, il est désigné personne de mérite culturel. LE PRINTEMPS Sous le ciel partout le printemps vraiment. Les nuages pris de vertige restent muets. Aux berges de la Tonegawa marcher dans les bois d'acacias les vergers de pêchers Empiler des herbes « nazuna » porte-bonheur et empiler des prêles pour accompagner le potage. Ame nouvelle des arbres et des herbes. Eux se chauffent doucement et se consument. Cinq six petits oiseaux fendent le ciel qui étincelle éblouissant. Ils suive...

Engawa

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Dans la maison japonaise traditionnelle« Il s’agit d’un espace intermédiaire, un entre-deux, autour duquel s’articulent un dedans et un dehors sans ordre apparent. Si d’un point de vue visuel l’engawa offre une ouverture où le dedans et le dehors semblent se juxtaposer de façon ambiguë, d’un point de vue structurel il tire une frontière très nette entre l’espace où l’on est chaussé, le dehors, et l’espace où l’on est déchaussé, le dedans. L’engawa les sépare autant qu’il les relie ». L’engawa est un « espace de transition », « espace médiateur », « espace tampon », « espace fluide ». Un chat engawa fait référence au célèbre roman « Je suis un chat » (Wagahai wa neko de aru) de Natsume Sōseki, où le narrateur félin observe le monde depuis l'engawa (la galerie en bois traditionnelle qui fait le tour des maisons japonaises) ou les tatamis. Dans les campagnes, les serpents s'y lovent. On dit qu'il ne faut jamais tuer un serpent qui vit sous l'engawa d'une demeure, car...

Légende du Japon

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  COMBAT ENTRE LE DIEU ROUGE ET LE DIEU NOIR A Towada, il y avait une belle déesse nommé Mégami. Deux dieux, un noir, un rouge, se disputaient son cœur. Ils se battent, le noir gagne, et pense conquérir la déesse, qui, compatissante, tourne son choix vers le rouge, le vaincu. Très déçu, le dieu noir pousse un énorme soupir qui brise l'île. Une portion de terre est poussée vers le nord. C'est ainsi qu'est née l'île de Hokkaido.

Nakada Sadanosuke

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Sadanosuke Nakada est un artiste japonais né en 1888 à Tokyo Il est présent dans de nombreux musées d'art moderne. En 1922, le peintre et critique Nakada Sadanosuke fut le premier Japonais à visiter le Bauhaus à Weimar. Nakada vivait alors à Berlin avec un groupe de peintres japonais et, après sa visite à Weimar, fut l’un des premiers au Japon à rendre compte des objectifs et du travail du Bauhaus d’État. Il est mort en 1970.

Endo Shusaku

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Shūsaku Endō (1923-1996) Très jeune, ses parents l'emmènent en Mandchourie, à Dalian, où il passe son enfance. Ils divorcent en 1933, et le petit Shûsaku repart avec sa mère à Kobe où elle se convertit au catholicisme en 1934. Il est baptisé en 1935 et reçoit une éducation catholique. Cela fut dur pour l'enfant car dans les années trente le catholicisme est très mal perçu au Japon. Sa foi, et sa place au Japon, imprégnera son œuvre. "Je m’aperçus, honteux, que j’avais fait un rêve sexuel. Je m’attachais étroitement les poignets, précisément pour ne pas commettre de péché en une période comme celle-ci. C’est ainsi que je dus lutter toute la nuit contre les désirs puissants de ma chair, bien qu’ils ne soient plus aussi violents que lorsque j’étais jeune. Je m’agenouillai et priai. Comme ce corps physique est haïssable. Tout en priant, je fus soudain envahi par un terrible sentiment de désespoir. Goutte après goutte, je bus le poison qui filtrait dans mon âme et j’eus l’im...

Légende du Japon

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RENCONTRE AVEC LA BALEINE C'était un bateau à voiles qui partait à la pêche aux harengs. En pleine mer, on entend un bruit bizarre. On regarde : c'est une baleine qui fait ce bruit en soufflant par son évent de l'air et des gouttelettes d'eau. Que faire devant cette menace ? Il suffirait d'un mouvement brusque de la baleine pour envoyer par le fond les pêcheurs de harengs. Les matelots délibèrent avec animation. Chacun a son idée. Ne faites pas n'importe quoi, dit un vieux marin, j'ai lu dans un vieux livre qu'il faut suspendre à la poupe un linge blanc ; ça calme les baleines. On cherche dans tout le bateau un linge blanc, on ne trouve qu'un chiffon gris et sale. Ca n'éloigne pas le cétacée. Alors un jeune matelot ôte son fundoshi (le pagne qui lui sert de cache-sexe) et le met à disposition de l'équipage. Mais la baleine ne se calme toujours pas et menace l'embarcation. La baleine n'a pas vu le fundoshi , car sa vue ...

Nakahara Minoru

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Nakahara Minoru (1893-1990)– qui intitula l’œuvre qu’il écrivit et réalisa « Pensées sans langage » en référence à Picabia et ajouta « L’étendue du ciel bleu » – travailla d’abord comme dentiste à New York avant d’étudier la peinture à Paris. Initialement inspiré par Amedeo Modigliani, il s’intéressa de plus en plus au constructivisme émergent à partir de 1921. Il était particulièrement fasciné par l’idée de construire de l’art comme des machines sur la base de lois logiques. Lors d’un séjour à Berlin, il entra en contact à la fois avec le Bauhaus et le Dada, notamment avec George Grosz. À son retour au Japon en 1923, il travailla à la fois comme dentiste et comme artiste. Il fonda rapidement une galerie, publia de la critique d’art et s’impliqua comme l’un des cofondateurs de Sanka, dans le théâtre expérimental de danse duquel il s’impliqua. La préoccupation de Nakahara pour la technique et la dissection analytique s’accompagnait d’une affinité pour le Dada, la performance et les tend...