Junzaburō Nishiwaki
Nishiwaki cesse soudainement de publier après le déclenchement de la seconde guerre sino-japonaise en 1937, et annonce qu'il va se concentrer sur la recherche des classiques et de la littérature ancienne. Il fait partie des 14 poètes arrêtés sous l'accusation de sédition après l'introduction de la loi de mobilisation générale de l'État, parce que des censeurs du gouvernement ont choisi d'interpréter quelques-uns de ses poèmes surréalistes de façon critique. Durant la Seconde Guerre mondiale, il se retire dans la préfecture de Chiba avec sa bibliothèque de plus de 3 000 volumes et retourne plus tard dans sa ville natale d'Ojiya dans la préfecture de Niigata. JOURNEE D'HIVER En une saison où les tempêtes s'étaient calmées Je marchais au hasard A l'horizon sans limite du cœur. Je m'égarai Vers un village entouré d'une haie d'aubépine. D'un feu de plein air où un mendiant faire cuire un chien Des nuages violets s'étirent. L'hom...