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Yoshio Toyoshima

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Toyoshima Yoshio (27 novembre 1890 – 18 juin 1955) Romancier, traducteur et écrivain pour enfants. Alors qu’il fréquentait l’Université impériale de Tokyo en 1914, il publia la 3e saison du magazine Shin-shicho avec Akutagawa Ryunosuke et d’autres. Il fut très apprécié par Nakamura Seiko et Toyoshima fit ses débuts dans le monde littéraire. Alors qu’il enseignait à l’université Hosei, à l’université Meiji et à l’Université impériale de Tokyo, il continua à écrire des romans anti-naturalistes comme Nozarashi en 1923. Il était également connu pour ses traductions de qualité des Misérables de Victor Hugo et de Jean-Christophe de Romain Rolland. SONGES VENUS D'UN SAKE TROUBLE Chinoyo avait été retrouvée morte dans un terrain vague, un suicide par le poison. Monsieur Shû extirpa une coiffeuse miniature. Celle-ci, de couleur verte, avait l'air d'un jouet. Il se mit à ouvrir tous les tiroirs et à en sortir des objets futiles : des flacons contenant de la poudre ou de la crèm...

Shūji Terayama

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Shūji Terayama est un poète, écrivain, dramaturge, chroniqueur sportif, photographe, scénariste et réalisateur japonais. Durant sa courte vie, il a publié plus de deux cents livres et réalisé environ vingt films. "Cache-cache Pastoral" est probablement le film de Terayama le plus autobiographique, bien qu’ils le soient tous un peu. Adapté d’un recueil de ses poèmes publié 10 ans plus tôt, "Pastoral" met en scène un jeune garçon qui cherche à se libérer de l’emprise de sa mère et rêve de découvrir le monde avec une femme mystérieuse qui lui a fait cette promesse. Les scènes s’enchaînent de manière onirique et décousue, la parade de personnages croisés semble sortie d’une pièce de théâtre ou d’un rêve, tout comme le passé "traditionnel" dans lequel l’action se déroule. Le film se retourne alors, nous faisant comprendre qu’on ne regardait qu’une mise en scène, un film. Son réalisateur, qui ressemble autant à Terayama que le jeune garçon, s’interroge sur sa ...

Kaoru Maruyama

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 LE RHINOCEROS ET LE LION Le rhinocéros courait Le lion s'accrochait Mordait Le sang giclait le cou se tordait Le rhinocéros regardait le ciel Ciel bleu, calme et tranquille : On y voyait la lune Tableau Incident dans la jungle lointaine Le paysage se taisait Les deux bêtes se figeaient Et dans le silence Un lion tuait à chaque instant Un rhinocéros mourait éternellement

Tokyo, capitale de l'ivresse

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La ruelle des ivrognes Tokyo est la ville des bars. Berlin, Londres, oui. New York, bien sûr. Mais Tokyo est la ville des bars. Dans ce pays de danger et d’alerte continuels, toujours exposé à quelque catastrophe – tsunami, incendie, typhon, éruption, séisme, inondation… ( Claudel s’indignait qu’on ait pu « placer la capitale d’un pays sur ce couvercle de chaudière ») –, les bars sont à la fois des retraites et des refuges, des tanières et des sanctuaires… ​         Ce sont des lieux qui sont pour ainsi dire fériés . Des lieux de vacance, de suspension et de disponibilité, dans le vacarme ambiant. Au milieu de la cohue perpétuelle des gens, qui vont au travail ou qui en reviennent, au cœur de toute cette agitation multicolore, dans la folle écriture des antennes, des fils électriques et des enseignes publicitaires qui forme la trame de la plus grande ville du monde, quand l’horizon vire au rouge, dans la sagesse du soir, heureusement il y a les bars.   ...

Le Petit Poucet du Japon

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Issunbôshi d'Ikishima Issunbôshi (Le Petit Poucet) est perché sur un arbre et de là il observe un ogre rouge et un ogre vert qui luttent. Il ne se contente pas d'observer, il commente à grands cris chaque passe de sumô. Les ogres se demandent d'où vient cette voix, mais continuent la lutte. A la fin, pourtant, excédés, ils secouent de toute leur force l'arbre et font tomber Issunbôshi. L'ogre rouge le saisit et n'en fait qu'une bouchée. Dans le ventre de l'ogre, Issunbôshi dégaine son épée et transperce l'ogre. Celui-ci tousse de douleur et rend par là-même le Poucet à l'air libre. Les ogres s'enfuient, abandonnant le maillet magique qu'ils ont toujours avec eux Issunbôshi brandit le maillet en prononçant ces mots : Que je grandisse ! Il devient en un clin d'oeil un grand et beau jeune homme. En frappant le maillet, il fait naître des trésors. Un voisin envieux emprunte le maillet. Son vœu : Que s'érige un grenier plein d...

Masahiko Kuroki

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Masahiko Kuroki ​ 1959 Né à Yokohama, Japon 1982 Diplômé de la Faculté de droit de l’Université Saint Paul’s, Tokyo 1984 Diplômé du département des beaux-arts, Bunka Gakuin, Tokyo 2005 Début de la vie en photographie Expositions 2018 Déplacer l’axe principal de l’expression vers la photographie  

Tsuzumi

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Tsuzumi désigne une famille de tambours japonais à deux membranes dont le fût a la forme d'un sablier. L'orchestre de l'ancienne musique de cour impériale japonaise comportait trois sortes de tambours de ce type, dont seul le san-no-tsuzumi subsiste dans la musique de cour dite komagaku . Les tsuzumi sont toujours présents dans les orchestres des théâtres nō et kabuki. Le plus petit, le kotsuzumi , repose sur l'épaule droite de l'instrumentiste, qui le frappe des doigts de la main droite ; en changeant, grâce à de faibles pressions de la main gauche, la tension des lacets qui maintiennent les membranes sur le fût, l'interprète produit quatre sons doux. La résonance est modifiée par l'application de plusieurs feuilles de papier fin ( choshigami ) au centre de la membrane arrière, généralement en cuir de cheval. Les membranes en peau de vache des grands ōtsuzumi (ou ootsuzumi ) sont, préalablement à toute exécution, chauffées sur un feu avant d'être fix...