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Affichage des articles du février, 2022

Georges Bahgory

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  G eorges Bahgory   est né à Louxor en Egypte mais vit à Paris depuis 1970. Il est considéré comme « Le père de la caricature égyptienne » et est une figure emblématique de la presse arabe depuis des décennies, notamment pour ses caricatures à caractère politique. Il a également dessiné quelques cinq cents carnets de voyage. En 2006, Georges Bahgory reçu le prix d’Etat d’Excellence dans les arts. Il a arrêté de faire des caricatures après l'attentat contre Charlie Hebdo. Georges Bahgory a bien d'autres talents que celui de la caricature. Peintre, dessinateur, sculpteur, il a été surnommé par la presse le "Picasso égyptien". Cela fait plus de 40 ans qu'il réside en France et qu'il expose dans de nombreux pays, en plus de son travail de caricaturiste pour différents journaux égyptiens. Ses œuvres avaient par exemple été sélectionnées en 1999 pour représenter le pavillon égyptien au Musée du Louvre. 

Les consuls-antiquaires

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  Après la campagne napoléonienne, pour obtenir le droit de fouiller, nul n'était mieux placé que les consuls en poste à Alexandrie. Usant de leur influence auprès du vice-roi, ils pouvaient mandater un agent qui se rendait sur place, embauchait des ouvriers et raflait tout ce qu'il trouvait, avec une préférence pour les pièces volumineuses. Les plus connus de ces consuls-antiquaires furent le Français Bernardin Drovetti (1776-1852) et l'Anglais Henry Salt (1780-1827), qui se piquaient tous deux d'égyptologie. Leurs collections auront permis de créer plusieurs grands musées occidentaux. Originaire du Piémont, Bernardin Drovetti rejoint Bonaparte pendant la campagne d'Italie. Il sera successivement vice-consul, puis consul de France sous le premier Empire, et ensuite sous la Restauration. Son principal agent sur les champs de fouilles est un Français Jean-Jacques Rifaud, qui a contracté le virus pharaonique en fabriquant des meubles de style « retour d'Egypte »

Taha Hussein

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  Un extraordinaire dépaysement de la pensée, c'est ce que j'éprouve d'abord en lisant le Livre des jours . Il s'y ajoute une autre étrangeté : c'est l'oeuvre d'un aveugle, et, d'un bout à l'autre de son récit, l'auteur ne nous le laissera pas oublier. Il nous peint ce monde qu'il ne peut voir, et dont il ne prendra connaissance que par les multiples petites blessures qu'il en reçoit. André Gide Mais voici qu'on cognait violemment à la porte et que des vociférations tumultueuses la transperçaient : « Allons, vous autres, allons, fainéants, éveillez-vous, jusqu'à quand allez-vous dormir ? J'invoque Dieu contre votre impiété, contre vos égarements. C'est du propre ! Vous ne savez pas que la prière vaut mieux que le sommeil ! » Et le braillard flanquait des coups de poing dans la porte, faisait résonner le plancher de son bâton, tandis que des rires fusaient autour de lui. Au premier appel, le jeune cheik s'était éveill

Mohammed Abu-Zaid

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  Dehors il pleut A l'arrêt du bus J'ai attendu la fin du monde Sur la place de la Mosquée -pendant que j'étais occupé aux invocations- J'ai attendu le dernier moment Dans ma petite chambre A ma gauche un nounours triste Devant mes yeux un film débile J'attends l'explosion du livre à ma face. Je ne sais ce que sera le jour du jugement dernier Ni comment je vais affronter Un poème en prose à la main Les humains sortant de leur tombe. Que vais-je dire à Mussolini s'il me croise ? Où vais-je cacher mon visage Des voleurs de grand chemin et des pirates Qui reviennent de la mort ? Soixante-dix fois J'ai retenu ma respiration en me disant : Aujourd'hui c'est la fin Mais rien n'est arrivé Seulement Il s'est arrêté de pleuvoir Le tonnerre n'a pas dit une seule phrase utile J'ai libéré mes poules Et je suis revenu me fourrer Dans la morgue A attendre que les yeux fermés s'ouvrent autour de moi.

Youssef Chahine

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  (De gauche à droite), Michel Piccoli, Youssef Chahine, Mohsen Mohieddine et Patrice Chereau au 37e Festival de Cannes, le 16 mai 1985. Youssef Chahine est né en 1926 à Alexandrie en Egypte dans une famille catholique d'origine libanaise par son père. Après avoir suivi une scolarité dans un établissement de langue anglaise, Youssef Chahine quitte l'Egypte à 21 ans pour suivre des études de cinéma dans les environs de Los Angeles. Revenant après trois ans d'absence, il commence à tourner des films en Egypte et se fait connaître avec "Gare centrale" en 1958, film dans lequel il est également acteur. Réalisateur engagé, il ne cesse à travers ses films de dénoncer les travers de son pays natal, comme dans "La Terre" ou "Le Moineau". En 1978, il se lance dans une vaste fresque autobiographique avec "Alexandrie pourquoi?".  En 1986, il fait tourner la chanteuse Dalida dans "Le Sixième jour", suivront des films plus historiques

Le théâtre en Egypte (1900-1920)

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  Najid al-Rîh'ânî Le succès inaltérable de Najid al-Rîh'ânî déplacera les foules. Il ne sera égalé que par celui de 'Alî al-Kassâr. Celui-ci, qui ne sait ni lire ni écrire, a de l'humour et le sens du public. En1916, il monte un théâtre en association avec un homme de lettre qui sera son fournisseur de textes. En fait, ce théâtre n'est d'abord qu'un toit de toile tendue au-dessus des cailloux poussiéreux d'un terrain vague. Des rangées de chaises et de bancs accueillent les spectateurs. La scène se compose de planches posées sur des tonneaux vides. Les pièces interprétées, toujours gaies et satiriques, attirent un public nombreux. Il y a même des abonnements à l'année. Le héros est soit un pauvre Soudanais venu au Caire chercher du travail et en butte à la férocité citadine, soit le petit boutiquier grec ou le voleur de chèvres. Avec ces personnages tirés du petit peuple de la campagne et des villes, tous les sujets d'actualité vont défiler : po

Hamid se fie à son nez

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  Hamid faisait le tour de la fontaine aux ablutions avec son balai. La mosquée n’avait jamais été aussi propre que depuis qu’il travaillait ici. Hamid démarrait sa routine. Il était devenu, avec le temps, un fin psychologue de la chaussure. Il reconnaissait les habitués sans même avoir besoin de voir leurs visages. Et il était désormais capable d’identifier les principaux traits de la personnalité d’un fidèle en étant simplement attentif aux caractéristiques de leurs chaussures. L’odeur, évidemment, en disait long sur le niveau d’importance que chacun accordait à son hygiène corporelle, mais pas seulement. Une grosse quantité de transpiration pouvait également indiquer la ferveur d’un fidèle, prêt à parcourir toute la ville pour venir se recueillir ici. Hamid arrivait même, en fonction de l’odeur de la transpiration et de son effet sur le cuir d’une chaussure, à deviner dans quel quartier vivait son propriétaire. L’odeur du cirage était aussi une indication importante dans ces cas-là

Festival du film de femme d'Assouan

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  12 films sont en compétition à la 6e édition du Festival international du film de femmes d’Assouan (AIWFF), qui se déroulera du 23 au 28 février, présidée par un jury entièrement féminin dirigé par l’actrice roumaine Cristina Flutur. Cristina Flutur et Cristian Mungiu Cristina Flutur est née à Ia ș i et a commencé sa carrière sur la scène du Théâtre national de Sibiu, une troupe de théâtre de premier plan en Roumanie, travaillant avec d’éminents metteurs en scène et jouant une grande variété de rôles dans les pièces de Shakespeare, Tchekhov, Steinbeck et autres. Elle est apparue pour la première fois en tant qu’actrice de cinéma en 2012, où elle a joué dans le film “Beyond the Hills” réalisé par le célèbre réalisateur Christian Mungiu, pour obtenir le prix de la meilleure actrice au Festival de Cannes pour son rôle dans le film, et a reçu un large succès critique aux niveaux local et international, et après cette réalisation, elle a continué à jouer dans sa langue maternelle, ains

Albert Cossery

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  Les enfants aiment beaucoup Ahmed Safa. Il les charme par des récits fantastiques. Comme eux, il vit en enfant. Il n'a pas les soucis des adultes ; ces soucis, lourds et puants. Le hachâche n'a pas honte de sa misère. Il n'a pas cette dignité idiote qu'ont les autres, lorsqu'il s'agit de mendier. Car le plus horrible ce n'est pas d'être pauvre, c'est d'avoir honte de l'être. Heureusement, les enfants ont une conscience pure, non encore pétrifiée par l'usage de la morale. Leur seule noblesse est dans la hardiesse de leur vie. Ahmed Safa les rassemble parfois chez lui, pour discuter certains coups qui demandent beaucoup d'initiative et d'audace. Le plus clair de leur temps, les enfants le passent hors de la maison. Dans la venelle et les environs, ils organisent les jeux, les rapines et les bagarres. Leur journée est bien remplie. Quand le soir tombe, ils rentrent chez eux, exténués, pour subir la vigueur des imprécations materne

Charles-François Tiphaigne de la Roche

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  Illustration pour Giphanti de Charles-François Tiphaigne de la Roche Il y a exactement trois cents ans aujourd'hui, le 19 février 1722 naissait Charles-François Tiphaigne de la Roche , écrivain français, peu connu aujourd'hui et pourtant l'un des maîtres de l'anticipation. Dans ses écrits, il a décrit notamment la photographie que Niépce mettra au point un siècle plus tard, mais aussi la télévision et même le Bing Bang. Il tenait lui-même à un certain anonymat, parce que le caractère osé et avant-gardiste concernant par exemple ses thèses sur la liberté sexuelle ne pouvait que lui faire craindre la censure. Voici un extrait d'un de ses principaux textes : Giphantie (anagramme de Tiphaigne) Tout ce que je voyais à Giphantie était extraordinaire ; le repas auquel on m'invita ne le fut pas moins. Trente salières remplies de sels de différentes couleurs occupaient une partie de la table et formaient un cercle, au milieu duquel on avait placé un fruit assez se

Surréalisme en Egypte

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  Ramsès Younane - Contre le mur - 1944 Tout en utilisant des inscriptions anciennes, des talismans magiques, des fables animalières ainsi que des symboles pharaoniques et coptes pour proposer sa version remaniée du surréalisme, le groupe Art et Liberté faisait toujours appel au subconscient. Outre les jeux surréalistes auxquels se livraient chez eux ses membres, Art et Liberté organise des séances de méditation soufie appelées dhikr. Elles avaient lieu dans leurs ateliers du vieux quartier mamelouk au cœur de la citadelle du Caire, et duraient jusqu'à l'aube. Pour entrer dans un état de transe, les membres tournaient sur eux-mêmes de plus en plus vite tout en récitant de courtes phrases ou prières. Pour Art et Liberté, c'était l'équivalent de l'état de veille-sommeil dans lequel se plongeaient les autres surréalistes pour pratiquer l'écriture et le dessin automatiques. Cette nouvelle « mythologie collective », ainsi décrite par Ramsès Younane, exprimait avec u

Mohammed Abu-Zaïd

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    Poète et journaliste, né en Sohaj, Egypte, en 1980, Mohammed Abu Zaïd est diplômé en économie. Il a créé le premier site culturel sur Internet en Egypte : L’écriture, en 2007, et vit actuellement aux Emirats Arabes Unis. Il a publié six recueils de poésie.  Un chien égaré cherche le chemin du retour Mes traits me donnent l'air innocent Mais mon cœur regorge de souvenirs amers Je sais ce que vous ne savez pas Et j'ai vu ce que, tous réunis, vous n'avez pas vu Dans ma bouche mon rasoir Et mon bras est ma hache J'ai vu les chars célébrer les coups de feu Et j'ai traversé la rue Pour prêter attention au carambolage des voitures derrière moi J'ai guidé la mort Aux vivants Sans verser la moindre larme J'ai écrit sur les murs de la prison Je suis libre Et raconté aux gitans Mes histoires inventées J'ai creusé des tranchées Et chassé les chauves-souris Au bureau j'ai posé une bombe sous le siège de mon directeur Et lorsque je me sui

Souks

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  Quand on parle du grand souk du Caire, on parle de Khân al-Khalili, le bazar aux merveilles... pour touristes. Du moins dans les ruelles allées principales. Car dès que vous vous aventurez un tant soit peu dans les allées parallèles, les échoppes et petits ateliers du quotidien reprennent vite leurs droits, avec selon le coin où l'on se situe, de la quincaillerie, des légumes, de la viande de mouton ou des tissus, parfois dans des ruelles, parfois dans des passages couverts. Si vous vous égarez, les Cairotes se feront un plaisir de vous indiquer votre chemin ou du moins l'endroit le plus proche où attraper un taxi. Mais Khân al-Khalili ce n'est pas seulement un dédale de boutiques et de petites fabriques. C'est aussi, au cœur du Caire islamique, un concentré de mosquées, de mausolées, de madrasas, de palais et de demeures remarquables, parfois fraîchement restaurés (l'Unesco a beaucoup investit ces dernières années) ou dans un état de délabrement plus ou moins a

Conte d'Egypte

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  LES TROIS VOEUX Un jour, un saint homme qui s'ennuyait est allé se promener sur la terre, quand il a rencontré une tête ! Oui une tête, une vraie, avec des joues, des rides, des cils, des lèvres. Le saint homme : Qui t'a mis dans ce trou ? L'homme enterré : C'est moi-même qui m'y suis mis. Le saint homme : Comment est-il possible qu'un humain se mette dans un tel état ? L'homme enterré : J'en ai assez de cette vie ! Je veux mourir. Je n'ai que moi-même au monde et je ne peux même pas subvenir aux besoins de ma femme et de mes enfants ! Le saint homme : Allez ! Lève-toi ! Je vais alléger ta misère. Quelle idée de se mettre dans un trou pareil ! Il aide l'homme à se déterrer et lui dit : Dieu exaucera trois de tes vœux. Demande ce que tu voudras et tu l'auras. L'homme déterré est heureux. Il court chez lui annoncer la bonne nouvelle à sa femme. La femme : Je veux un des vœux pour moi to

Un excellent kefta

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  Ah, ces salauds de Chinois, je te disais, reprit Omar. Ils rachètent tout à Louxor. De vrais requins ! Les hôtels, les restaurants, les boutiques, tout ! Ça leur suffisait pas de nous fabriquer les chèches et les figurines de Toutankhamon pour les touristes ! Wallah ! expliquait-il en s’essuyant les mains. Même le papyrus, c’est eux ! La grandeur de l’Égypte n’est plus ce qu’elle était, je te le dis… La plus ancienne des civilisations à la merci de ces bouffeurs de clebs ! J’avais bien envie de débattre du sujet avec Omar, mais les trente centimètres de sa lame me suggéraient plutôt de lui donner raison, et de l’écouter déverser sa haine sinophobe, d’autant plus que je commençais à avoir faim. — Viens t’asseoir, mon ami. Je vais te préparer mes keftas. Il vint me les servir, puis retourna derrière son comptoir, sur lequel il s’appuya, en posant sa tête sur ses bras croisés. Il m’observait avec jubilation de ses deux balles noires et brillantes, séparées par un n

Fathi Afifi

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  Né dans le quartier populaire et très animé de Sayéda Zeinab, Fathi Afifi était lui-même ouvrier dans une usine, une phase de sa vie qu’il évoque avec fierté. Il est resté amoureux du quotidien des ouvriers qu’il a partagé pendant des années. Un univers qui a marqué à jamais son art. La foule garde une place de préférence dans ses oeuvres, c’est le symbole de la fusion, de la communication entre les gens, les généra­tions ... Afifi appartient à la génération des années 1970. «  Une génération dotée d’un sens du patriotisme et d’un sentiment de révolte contre le capitalisme sauvage, la corruption et le favo­ritisme  », dit-il. D’où la délectation qui accom­pagne ses souvenirs des jours passés sur la place Tahrir lors de la révolution de 2011. «  Pain, liberté et égalité sociale sont des réclamations populaires qui me réjouissaient le coeur. Hélas, suite à ces 18 jours de révolte, je me suis retrouvé dans une dépression totale. La scène ne m’était pas assez claire. J’ai préféré arrêt

La traduction en Egypte

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  En 1935, Tàhà Huseyn traduit Andromaque, Antigone en 1938, et Zadig en 1947. Cette traduction au sens strict promeut un système de valeurs occidentales débouchant sur un double système de valeurs que Jacquemond qualifie de « schizophrénie culturelle », avant de décrire l'époque nassérienne comme l'âge d'or de la traduction en Egypte (années 1952-1967 en particulier). Ce moment unique fut suivi par une crise dans le domaine de la publication, le pourcentage de livres traduits vers l'arabe dans l'ensemble des publications égyptiennes passant de 11,4% entre 1958 et 1967, à 5,6% en 1973, pour échouer à 2% dans les années 1980. Mais la traduction n'a pas disparu, comme son historiographie traditionnelle le suggère, mais elle a pris une autre vie, en émergeant sur les écrans des télévisions et des cinémas. La traduction n'est pas décédée, elle plutôt télévisée en Egypte et diffusée au reste du monde arabe. Elle est devenue une partie intégrale du quotidien égyp

Le proverbe du samedi

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  Amsïr, mois du feu, 26 janvier-24 février, celui où l'on vante la viande de mouton. Il passe pour être le mois le plus froid. Amsïr, mois des vents, joue de la grosse caisse. Ainsi désigné à cause des orages et des tempêtes. Amsïr emporte la vieille et s'envole. Ce mois est dangereux pour les personnes âgées. Amsïr transforme la peau de la chèvre en peau à sécher. Après avoir été tuée, la chèvre est dépecée, sa peau est lavée et étendue à sécher pour servir ensuite de tapis. Amsïr dit aux plantes : avancez, avancez, que les jeunes pousses atteignent la taille des plus grandes. Ne découvre pas tes culture sous le tertre, même s'il ne reste qu'un jour avant la fin d'Amsïr. Le froid d'Amsïr mène les os sur le monticule. Le froid d'Amsïr est si mordant qu'il tue, et les squelettes sont jetés sur une décharge. Comme les vents d'Amsïr, à chaque heure différents. Ce proverbe qualifie quelqu'un d'humeur inégale. Quoi

Mohammed Abu-Zaid

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  Poète et journaliste, né en Sohaj, Egypte, en 1980, Mohammed Abu Zaïd est diplômé en économie. Il a créé le premier site culturel sur Internet en Egypte : L’écriture, en 2007, et vit actuellement aux Emirats Arabes Unis. Il a publié six recueils de poésie. Mohammed Abu Zaid et Adel Assead El-Miri ont décroché ex aequo le prix Sawiris pour la fiction avec leurs romans respectifs Ankaboute fil Qalb (une araignée au coeur) et Khoyoute Aqméchate Al-Zate (fils de tissus de soi)   " Le roman suit le personnage de Mervat Abdel-Aziz, un personnage poétique que l’on retrouve dans six de mes recueils. Tout ce que le lecteur connaît d’elle, c’est la description faite par le poète." L'étranger rencontre Mirvet Abdel Aziz Hier J'ai rencontré une femme qui te ressemble Et qui veut voyager sur une planète Je lui ai donné mon billet Ensemble nous avons marché le long de la Voie Lactée En parlant des chiromanciens Et des cadavres conducteurs de bus qui roulent à grande vi