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Affichage des articles du avril, 2023

Abou Kacem Chabbi

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  A l'ombre de la vallée de la mort « Tout au long de la vie, n'avons-nous point dansé, et tant et tant chanté au fil de la jeunesse ? Et tant de nuits couru dans les voies de la vie, jusqu'à voir le sang pur de nos pieds nus couler ? Ensemble, n'avons-nous pas mangé tant de poussière et tant de larmes bues jusqu'à l’écœurement ? Rêves, amour, douleurs, désespoir et tristesse, nous les avons semés partout où nous passions. » Mais de cela, mon cœur, qu'avons-nous récolté ? Me voici ici-bas, loin des joies, loin du chant, qui enterre mes jours dans le sombre néant, sans même pouvoir les pleurer un seul instant. Voici que dans un morne et pénible silence choient les fleurs de la vie, une-à-une à mes pieds. O mon cœur éploré, je t'en supplie, regarde ! Le charme de la vie est déjà bien tari ? Alors viens, mon cœur, viens vite auprès de moi, pour que, sans plus tarder, ensemble nous fassions l'expérience de la mort.

Ali Douagi

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  Né le 4 janvier 1909 à Tunis et décédé le 27 mai 1949 à Tunis, Ali Douagi est un nouvelliste et homme de théâtre tunisien d'expression arabe. Il est aussi surnommé le « Marginal tunisien ». Connu pour ses satires, il est l'une des figures emblématiques de la bohème et du spleen des intellectuels du groupe Taht Essour. Douagi a été publié dans plusieurs mensuels et hebdomadaires des années 1930 et 1940. Ses écrits sont caractérisés par un réalisme souvent caricatural qui rend compte des mœurs et travers de la société tunisienne de son époque.  Douagi meurt de la tuberculose à l'âge de quarante ans. Le détroit des Dardanelles ou quand l'Occident n'est séparé de l'Orient que par vingt mètres d'eau au grand maximum Le bateau glissait doucement entre les deux rives du détroit. A droite, l'Asie, à gauche, l'Europe. J'éprouvais un sentiment intense de grandeur en cet endroit de la terre, ou, plus précisément, en ce point de la mer.

Légende de Tunisie

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  Le jour et la nuit Dieu créa un voile d’obscurité au Machreq (Levant) et le déposa sur la septième mer. Lorsque le jour décline, un ange se saisit de ce voile et commence à accueillir le crépuscule, en laissant l’obscurité filer peu à peu entre ses doigts, jusqu’au coucher du soleil, avant de la répandre entièrement. Puis il étale ses ailes jusqu’à ce qu’elles atteignent les extrémités de la terre et du ciel, et il mène l’obscurité en psalmodiant des louanges jusqu’à ce qu’il parvienne au Maghreb (Ouest). Arrivé à cet endroit, l’aube aura apparu à l’Est, l’ange replie alors ses ailes et retire toute l’obscurité, en la pliant comme on plie un voile, avant de la déposer sur la septième mer du côté du Maghreb. De là, il relâche petit à petit l’obscurité lorsque le soir approche. Et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps.

Ahmed Mhennaoui

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  Né le 30 mai 1997 à Bizerte, Ahmed Mhennaoui (arabe : أحمد المهنّاوي ) est un peintre néo-expressionniste et un designer contemporain qui vit et travaille à Tunis. L’artiste s’inspire de différents mouvements de l’art tels que : le néo-expressionnisme, l’expressionnisme abstrait, le minimalisme… Ayant un style particulier, l’artiste aborde des sujets sensibles tels que les troubles psychologiques, la spiritualité, l’essence de l’homme. Ahmed a cité Jean-Michel Basquiat, Francisco José de Goya, Egon Schiele et Wassily Kandinsky comme ses principales références dans le monde de l’art.

Dhafer Youssef

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Bâtisseur de ponts entre le jazz et l’influence du soufisme dont il porte l’héritage, le vocaliste et maître tunisien du oud Dhafer Youssef revient avec un répertoire d’une beauté extraordinaire. Depuis vingt ans Dhafer Youssef est un bâtisseur de ponts entre les cultures, entre l’Orient et l’Occident. Compositeur, maître du oud et vocaliste envoûtant, il fait dialoguer l’influence du soufisme dont il porte l’héritage et le jazz – du jazz scandinave à ses débuts au jazz américain – mais aussi la musique indienne et les instruments électriques. Mûri en cinq années de travail, son nouvel album   Street of Minarets , le neuvième de sa carrière, raconte des voyages aux quatre coins du monde à la recherche de sonorités inédites. Dhafer Youssef y chante différemment. Après l’épreuve d’une opération d’un polype de la gorge, il a retravaillé sa voix haut perchée avec des effets qui trouvent leurs échos dans son enfance. Comme un retour au son des mégaphones que le jeune Dhafer, issu d’une li

Yamen Manai

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  C'est du gaz que le Qafar tirait sa puissance et sa fortune. Ce n'était d'ailleurs un secret pour personne et dans les mœurs du royaume il ne fallait surtout pas se gêner, plus le pet était odorant et sonore, plus il obtenait la clameur des convives. Selon les anciens, et au royaume du Qafar la parole des anciens faisait office de vérité, c'était grâce à l'alliance de leur aptitude naturelle pour le pet et de leurs coutumes spartiates, qui les sommaient de s'asseoir le cul à même le sable, que le sous-sol de ce petit patelin désertique fut chargé en quantités hallucinantes de butane. Au point que, pour ne pas froisser les conservateurs, le premier roi Abdul Ban Ania, progressiste sur certains points, avait déclaré : Il y a suffisamment de gaz sous terre pour qu'on puisse commencer à s'asseoir sur des chaises. L'Amas ardent

Moncef Ghachem

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  Moncef Ghachem est né en 1946 à Mahdia. Fils et petit-fils de pêcheur, il devient journaliste littéraire pour de nombreuses revues, traducteur en arabe de poésie, et surtout poète lui-même. Un poète dont l "œuvre a été récompensé à de nombreuses reprises : prix Mirabilia 1991 de la poésie francophone, " Découverte " du prix Albert Camus 1994 (pour L'Epervier, justement), mention spéciale du Grand Prix Léopold Sédar Senghor 2006. Je voudrais ne rien oublier, du plus proche au plus lointain. Ne m'ont-ils pas légué une forme de présence, une part de moi-même, un peu de feu pour ma voix nue ? Je plante à ma manière les éclats de leurs langues, le brouhaha de leurs fêtes et les échos de leurs défaites dans les tissus viscéraux de qui je serai. Moncef Ghachem - L'Epervier

La volonté de vivre – Poème d’Abou El Kacem Chebbi

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  Ces premiers vers font désormais partie de l'hymne national tunisien depuis la révolution. La volonté de vivre Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, Force est pour le Destin, de répondre, Force est pour les ténèbres de se dissiper, Force est pour les chaînes de se briser. Avec fracas, le vent souffle dans les ravins, au sommet des montagnes et sous les arbres disant : « Lorsque je tends vers un but, je me fais porter par l’espoir et oublie toute prudence ; Je n’évite pas les chemins escarpés et n’appréhende pas la chute dans un feu brûlant. Qui n’aime pas gravir la montagne, vivra éternellement au fond des vallées » . Je sens bouillonner dans mon cœur Le sang de la jeunesse Des vents nouveaux se lèvent en moi Je me mets à écouter leur chant A écouter le tonnerre qui gronde La pluie qui tombe et la symphonie des vents. Et lorsque je demande à la Terre : « Mère, détestes-tu les hommes ? » Elle me répond : « Je bénis les ambitieux et ceux qui aiment affronter les dang

Carlos Liscano

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  Mon cher enfant, toi, on n'a jamais réussi à te vendre. Tu étais invendable. Je crois que ce qui ne t'aidait pas c'était ta tête. Les gens s'en rendaient compte immédiatement. Ils te voyaient cette tête et ils continuaient leur chemin. Si tu parlais c'était bien pire. Mais ils n'avaient pas besoin de t'entendre, te voir leur suffisait. Je n'ai jamais vu un enfant aussi invendable que toi. Mon père m'emmenait au marché tous les dimanches, bien propre et bien coiffé, et on revenait toujours à la maison sans que personne n'ait même seulement demandé combien je coûtais. J'ai vécu ainsi je ne sais combien d'années, allant de marché en marché, devenant vieux. Jusqu'au jour où apparut une femme qui voulait acheter n'importe quel enfant et ça lui était égal qu'il soit en bonne santé ou malade comme moi. Mon père lui a probablement fait un prix pour se débarrasser d'une marchandise qui ne trouvait pas de dé

Légende tunisienne

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  La genèse On raconte que la première chose que Dieu a créée fut al-Qalam (la plume). Il lui dit : Écris. Qu’est-ce que j’écris ? demanda al-Qalam. Écris le destin. Al-Qalam écrivit alors le destin de toutes les créatures de Dieu depuis cet instant jusqu’au Jour du Jugement. Dieu souleva ensuite la vapeur d’eau et la décousit pour en faire les cieux. Puis Il créa al-Noun, le gros poisson, modela la terre et la déposa sur son dos. Ce dernier trembla et fit chanceler la terre. Alors Dieu y planta les monts pour maintenir son équilibre.

Abdessalem Elfalah

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  bdessalem Elfalah est un artiste plasticien, né à Tunis en 1984. Il est également titulaire d’un doctorat en Art et culture à l’Institut des Beaux-Arts de Tunis. Son travail est essentiellement figuratif, existentialiste et symboliste. Il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et en Tunisie.

Abou El Kacem Chebbi

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  Mes chansons ivres Nous nous sommes enivrés de notre amour ; en lui, nous nous sommes rassasiés. Toi qui, à la ronde aux convives, fais le geste d'offrir à boire, enlève la boisson et les coupes. Offre le charbon ardent aux oiseaux, aux abeilles, et laisse la terre humide enserrer ton épousée. Qu'y a-t-il de commun entre nous et les coupes, que nous quêtions ainsi auprès d'elles l'étourdissement, alors que la passion d'amour est magie, ardente ivresse ? Prive-nous de ta présence, car le Printemps est pour nous un échanson, et ce vaste espace une coupe de vin.

Sicilia-Tunisia

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  Partout cette question d'insécurité. Ici, c'est sécurisé avec le gardien à l'entrée du restaurant où nous dînons le premier soir, derrière les barrières, avec le personnel de l'hôtel, aux côtés de l'accompagnateur. Partout ailleurs, ça ne l'est pas : dans la rue, les échoppes, la médina, les taxis – c'est écrit dans le Guide du routard  : «  Même dans les taxis, une femme seule doit faire attention.  » Je me demande si je ne suis pas manipulée. Jusqu'à quel point je ne suis pas en train de participer malgré moi à un système de la peur qui serait un prolongement de la colonisation. L'ancien colonisateur n'a plus à être ici. Il est sur un territoire devenu dangereux pour lui. Qui ne lui appartient plus. Et on le lui rappelle, à chaque occasion. Ce protectorat français sous lequel les Siciliens et autres populations européennes se plaçaient, ce système est inversé : les Occidentaux ne sont plus protégés ici mais en danger. La peur aujourd'hui

Légendes de Tunisie

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  L’eau (1) On raconte que lorsque Dieu voulut créer l’eau, Il créa tout d’abord, à partir de la lumière, une énorme hyacinthe verte. Il la fixa du regard et elle suinta des gouttes d’eau, qui frémirent quelque temps sans prendre forme. Puis Il créa le vent et y déposa l’eau, avant de procéder à la création du trône sur lequel Il étendit son immense pouvoir. Ensuite, Il fixa du regard l’eau, qui se mit aussitôt à bouillir. De cette eau bouillante s’éleva une écume, ainsi que de la vapeur et de la fumée. De l’écume Dieu créa la terre. Et de la fumée, Il créa le ciel. L’eau (2) On raconte que l’eau, le feu, le vent et la terre se disputèrent pour savoir qui était le meilleur élément que Dieu eût créé. Un des anges les entendit. Il leur répondit que Dieu aurait dit que l’eau est au commencement et à la fin. Là où elle sera présente, germera la vie, et là où elle sera absente, planera la mort. De l’eau fut créé le monde, et par l’eau il périra.

Mohamed Ben Soltane

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  Mohamed Ben Soltane est un artiste tunisien primé dont les peintures ont été exposées à l’échelle nationale, ainsi qu’en Espagne, au Canada et aux États-Unis. Il décrit son art comme étant toujours ouvert à l’interprétation, car les figures et les objets qu’il dessine ne sont “pas bien pensés”. L’utilisation de l’imagerie par Soltane représente les formes et les images qui émergent de son imagination. Il crée le plus souvent à l’acrylique sur toile, et aime également expérimenter divers matériaux. Diplômé en 2004 de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis, Mohamed Ben Soltane s’est affirmé petit-à-petit sur la scène artistique tunisienne. Il s’intéressa tout d’abord à la problématique de l’artiste comme observateur. En effet, l’artiste est avant tout Regard, un regard qui prend forme. Il photographia pendant plusieurs années les murs de Tunis et spécialement les tâches qui devenaient sous son regard des peintures ainsi que les inscriptions anonymes qui étaient un des seuls li

rap tunisien

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  Vipa, de son vrai nom “Kais”, un rappeur de la banlieue sud de Tunis qui a toujours baigné dans le rap vu qu'il avait comme  grand frère le fameux “Trappa”. Il a commencé à 14 ans à éc rire ses propres textes, ce qui a évolué avec le temps étant donné le nombre de clips et chansons alors qu’il a à peine 24ans. Son grand succès a été avec “égléb mandhrék” chanson parue lors des journées mouvementées du début de la révolution et qui a été son image de marque en tant qu’artiste engagé. Multipliant les activités sociales avec plusieurs associations, les workshops, les concerts, l’artiste aux multiples talents a joué plusieurs fois à la télé dans des courts métrages et ne cesse d’époustoufler avec son aisance scénique et sa présence face à la caméra.

Yamen Manai

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  Fils de bonne famille ? Qu'entendez-vous par là ? Non, je ne suis pas issu d'une famille de beldis, je ne suis pas de ces familles qui se ne reproduisent qu'entre elles, de ces gens qui regardent se décomposer le pays depuis leur sérail, n'usant de leurs influence et de leur argent que pour élever davantage le dernier étage de la tour qu'ils occupent, pour ne voir en bas les hommes que de la taille d'insectes qui ne peuvent ni les atteindre ni leur nuire. Vous voulez dire une famille de lettré ? La belle affaire. Des gens qui savent lire au pays, il y en a à la pelle, mais que lisent-ils, dites-moi ? Que dalle, pour l'écrasante majorité. Elle est fâchée avec les livres, il faut se l'avouer. Vous connaissez ce proverbe ? La parole de nos ancêtres ? Elli kraw métou : ceux qui ont lu sont morts, eux aussi. Oh, mes aïeux ! Le livre ne donne pas de pouvoir, lire ne sauve pas ? Cela ne fait aucune différence, on finit toujours les pieds devant ? Ok, lire

"Sicilia - Tunisia" de Clyde Chabot

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  J'ai lu, lorsque j'étais étudiante à Sciences Po, qu'à la fin du XIXéme siècle, un important flux de Siciliens peu fortunés étaient partis vers la Tunisie. Mes ancêtres en étaient, c'est sûr. Pourquoi ce flux ? D'une terre du Sud à une autre ? Certains sont partis pour les Etats-Unis. (Je lis qu'il existe 18 millions d'Américains d'origine sicilienne aux Etats-Unis alors qu'ils ne sont aujourd'hui que 5 millions sur la terre mère.) Dans ma famille aussi. Une branche entière. Perdue de vue. Partie pour Chicago. Une autre pour la Tunisie. Quel espoir, idéal, propagande les a conduits à prendre leurs bagages ? Un mouvement migratoire. De placement des populations. Avec quoi ? Des bijoux ? Un baluchon ? Des photographies ? Des ustensiles ? Une écuelle ? Des outils ? Un vêtement ? Rien ? Que sa force de travail à offrir sur une terre supposée vierge ?

Abdul Kassem Chebbi

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  Les chansons de la vie Cette vie est une cithare... et c'est la cithare de Dieu. Ceux qui s'en vont au long des jours brodent sur elle une chanson. Les airs font prisonniers nos sens, par une sorte de magie ; la voix indocile et revêche trahit ainsi la mélodie. Et la nuit, sinistre caverne, offre un sépulcre à la chanson, condamne à mort le clair écho, en étouffant sa pauvre vie.

L'Union Générale des Travailleurs Tunisiens

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  L'arrestation le 2 février 2023 d'Anis Kaabi, secrétaire général de la branche autoroutière de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) est révélatrice du bras de fer engagé par le président Kaïs Saïed contre ce contre-pouvoir en Tunisie. Le 4 mars dernier, 3 000 manifestants défilaient dans les rues de Tunis à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail, l’UGTT. La plus grande centrale du pays a mobilisé ses troupes pour protester notamment contre l’arrestation jugée arbitraire d’Anis Kaabi, syndicaliste du secteur des autoroutes, après celle d’opposants politiques, de journalistes ou d’hommes d’affaires. Dans sa reprise en main du pouvoir, le président Kaïs Saïed semble s’attaquer avec méthode à tous les acteurs de la société civile. Il a désormais dans son viseur l’un des derniers contre-pouvoirs : les syndicats, au premier rang desquels figure l’UGTT. La centrale occupe en effet une place à part dans le monde des corps intermédiaires : forte de ses 800 00

Le conte en Tunisie

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  Avec les places publiques où les conteurs tenaient des séances diurnes, offrant aux badauds des contes ponctués par des chants populaires ou liturgiques, le café demeura longtemps leur lieu de prédilection, même sous l’occupation française, jusqu’à l’avènement de la radio qui va les évincer définitivement. Ils ont dû alors se contenter des places publiques. Ainsi, dans le vieux Tunis, les places de Halfaouine, Hafsia et Souk-el-Âsr vont connaître leur heure de gloire. Au milieu d’une foule curieuse toujours avide de sensations, les conteurs côtoyaient des saltimbanques de tous bords : charmeurs de serpents, montreurs de singes, voyants, jongleurs, joueurs de cartes, briseurs de chaînes, vendeurs d’herbes médicinales et des sellek-el-wâhline (sorte de troubadour satirique qui raille les travers de la société)… Cela dura jusqu’à l’aube de l’indépendance, où les nouvelles autorités dirigeantes, sous l’impulsion de Bourguiba qui voulait moderniser le pays, s’emploient à éradiquer les

Kais ben farhat

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  Kais Ben Farhat, né en 1986 à Tunis, est diplômé en photographie de l’Académie d’Arts de Carthage en 2009 Il a organisé des expositions individuelles : « La voix de la révolution » à Cap Gammart en 2011, « Entre deux mondes » à la Maison de l’image en 2018, « Catharsis » à El Teatro en 2019, « Vie de chien » à la Galerie Saladin en 2022. Kais Ben Farhat a par ailleurs exposé en groupe depuis 2009, lors des Rencontres Internationales de la Photographie de Ghar El Melh, puis à l’espace « Tahar Haddad », ainsi qu’à la galerie « Sadika » et à « El Teatro », et lors du Printemps des Arts de la Marsa. Il a participé à des expositions collectives ; avec le Syndicat des métiers des Arts Plastiques, au Café Culturel Liber’Thé, au Village Ken, à la Galerie Dada, à l’Espace Ain, avec le Goethe Institut et Central Tunis à l’Espace42, lors du salon Pour l’amour de l’Art à l’Institut Français de Tunisie, au Centre Culturel 421, à Espace Fadhel Achour à la Marsa, avec la galerie Archivart à la Fond