Akutagawa Ryunosuke

Un des plus grands écrivains japonais. Il est l'auteur de deux cents récits brefs, de poèmes, articles critiques...

Peu après sa naissance en 1892, sa mère devint folle. Akutagawa fut alors élevé et adopté par son oncle maternel. Akutagawa, après avoir enseigné l'Anglais au Collège Naval (jusqu'en 1919), se consacre à la littérature.

C'est
Le Nez qui le fait connaître. De cette période qui va jusqu'en 1920, citons également Rashomon (1917), Figures Infernales, Le Martyr (1918).

1921 : Akutagawa interrompt sa carrière et passe quatre mois en Chine, en tant que reporter pour un journal. Ce séjour le marquera physiquement (maladie).

Finalement, il se suicida en 1927 par absorption de barbituriques, laissant deux mots signifiant "vague inquiétude". Son suicide eut un grand retentissement.

Un prix littéraire, très prestigieux, qui porte son nom est remis deux fois par an à un jeune écrivain. Il fut créé en 1935, et reste une référence.


Rashômon et autres contes 
Le premier conte, Figures Infernales, met tout de suite le lecteur dans l'ambiance.
Il s'agit d'une histoire de paravent qui représente une scène de l'Enfer.


"Enfin, il n'y avait pas un damné à se contorsionner dans cette géhenne qui eût rien de commun avec ceux des habituelles Figures Infernales. La raison en est qu'en ces multitudes de damnés, Yoshihidé avait représenté des hommes de toutes conditions depuis les courtisans de la Cour dans leurs impeccables robes de cérémonie, séduisantes dames d'honneur dans leurs robes à cinq plis, récitants avec leurs chapelets au cou, jeunes guerriers à hautes chaussures en bois, fillettes minces dans leur longue robe, devins portant la bandelette sacrée à la main..., il n'est pas possible de les énumérer tous.
Tous ces personnages, dans les tourbillons de flammes et de fumées, en proie aux tortures infligées par les geôliers infernaux à tête de boeuf et de cheval, fuyaient en tous sens, telles [sic] des feuilles mortes dispersées par une bourrasque. Ces femmes plus recroquevillées que des araignées, dont les cheveux s'enroulaient autour des dents d'une fourche, figuraient-elles des sorcières ? Cet homme, la tête en bas comme une chauve-souris au repos, la poitrine perforée par une lance, n'était-il pas quelque jeune gouverneur de province ?"

 

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