Ce jour-là Asanuma Inejiro...
Inejiro Asanuma poignardé devant des milliers de téléspectateurs
Le 15 juin, la mort d’une étudiante lors d’une manifestation choque le pays et pousse le Premier ministre conservateur à la démission un mois plus tard. Le Sénat finit par ratifier le traité, mais à quel prix ? Car au sein des groupuscules nationalistes, on est convaincu depuis les manifestations que le Japon est au bord d’une révolution communiste. Le 12 octobre 1960, un débat télévisé rassemblant les dirigeants des principaux partis a lieu à Tokyo devant 2 500 personnes. Asanuma veut prendre la parole, mais est chahuté par les factions nationalistes qui se sont mélangées au public. Profitant du chaos, Yamaguchi bondit sur l’estrade et poignarde le meneur socialiste devant des milliers de téléspectateurs. Asanuma a l’aorte perforée ; il décède avant d’arriver à l’hôpital.
Otoya Yamaguchi, le martyr de l’extrême-droite
Juste après son crime, Yamaguchi tente de se suicider mais il est neutralisé avant de pouvoir se donner la mort. Il y parviendra trois semaines plus tard dans sa cellule et deviendra un martyr de l’extrême-droite. Les socialistes, eux, ne se relèveront jamais vraiment de la mort de leur charismatique leader. Quant à Nobusuke Kishi, sa démission a sonné la fin de sa carrière politique. Son petit-fils suivra ses traces : il s’agit de de l’ex-Premier ministre de l’Empire du Soleil levant, Shinzo Abe, assassiné en juillet dernier.

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