Cinéma : Sous le ciel de Kyoto
Au cinéma le 22 juillet 2026
Après Tempura, Akiko Ohku renverse les rôles : dans son univers imprévisible et coloré, un héros masculin se met en quête d’amour. Un film bouleversant, où chaque scène s’impose peu à peu comme inoubliable.
À Kyoto, entre l’université et un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile, l’évidence naît entre eux… avant qu’elle ne disparaisse soudainement.
Akiko Ohku nous avait délicieusement exalté avec Tempura (2022), cette comédie culinaire à l’imagination aussi foisonnante que celle de son héroïne. Déjà, la cinéaste japonaise accordait autant d’attention à l’introspection qu’à l’expression, invitant ses personnages à résoudre leurs espiègles équations intérieures pour mieux s’ouvrir aux autres, se rencontrer, se révéler. Avec Sous le ciel de Kyoto, elle retrouve cet élan vital si caractéristique de sa filmographie — véritable antidote à la morosité ambiante. Sous son apparente légèreté, le film malaxe, détourne et réinvente les codes de la comédie romantique japonaise, en y insufflant une dimension à la fois introspective et philosophique. De fait, Akiko Ohku ne filme pas tant la rencontre amoureuse que la lente possibilité d’une rencontre avec soi-même. Le hasard, la « sérendipité » (thème central, on le découvrira) devient une force de réconciliation : avec le monde, avec le temps, avec soi.



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