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Affichage des articles du juillet, 2026

Shinkichi Takahashi

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Le poète japonais Shinkichi Takahashi est considéré comme le seul poète zen du XXe siècle dans la littérature japonaise et comme l’un des plus grands poètes japonais de tous les temps. Pionnier dans son pays du mouvement artistique d’avant-garde européen qu’est le dadaïsme, il a remporté le Prix des Arts du ministère de l’Éducation pour son recueil de poèmes en 1977. Il est né en 1901 dans un petit village de pêcheurs situé sur l’île de Shikoku, la plus petite des quatre îles japonaises. Sa famille n’ayant pas les moyens de l’envoyer à l’école, il apprit seul à lire et à écrire, puis son ambition le conduisit à Tokyo où il espérait se forger une carrière d’écrivain. Mais les obstacles étaient nombreux pour un jeune villageois pauvre, et il se retrouva bientôt de retour chez lui, sans le sou et temporairement découragé. Il continua à lire et, un jour, il découvrit avec grand intérêt un article sur le dadaïsme européen ; inspiré par cette lecture, il repartit une nouvelle fois pour Tokyo...

Chirac et le Japon

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Jacques Chirac et  Shoichi Osada Palaces luxueux, banquiers sulfureux, sumos grassouillets et belles japonaises: le Japon aura été pour Jacques Chirac qui s’y sera rendu une cinquantaine de fois, une espèce de paradis perdu ll faudra dresser un jour le tableau des relations anciennes, et très particulières, nouées après 1995 entre Jacques Chirac et le Japon. Une affinité avec ce pays et sa culture, plus de 50 voyages sur place, des amitiés entretenues avec des hommes d’affaires très controversés. Le principal d’entre eux est le banquier sulfureux Shoishi Osada, croisé pour la première fois au milieu des années 70. La banque d’Osada sera mêlée à de très peu transparentes affaires immobilières et financières. Chirac fera néanmoins décorer Osada, remercié pour son entregent, de la Légion d’honneur en 1994. Le banquier sombrera plus tard dans une faillite retentissante au Japon, provoquant des inquiétudes à l’Elysée. DES SÉJOURS DANS LE PALACE DU FINANCIER NIPPON Shoichi Osada jouer...

Conte du Japon

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  Akataro est le « fils de la crasse », un personnage issu d'un conte populaire japonais mis en scène dans le spectacle de contes Mukashi Mukashi FILS DE LA CRASSE Jadis, quelque part, il y avait un vieux et une vieille qui ne se lavaient plus depuis dix ans. La crasse couvrait leur corps comme une mousse épaisse. Ils n'avaient pas d'enfant. Le vieux dit un jour : Raclons nos crasses, unissons-les, modelons-les en poupée. Sitôt dit, sitôt fait. Ce gros bébé de crasse, qu'ils appellent Akataro grandit vite et mange énormément. Le père lui dit : Tu nous coûtes trop cher ! On n'a plus de riz. Pars en voyage faire apprécier ta force. Il part avec une massue de cent kilos et rencontre Miyatarô, autre costaud, qui devient son vassal. Puis Ishitarô, autre costaud, qui devient aussi son vassal. A trois, ils arrivent dans une ville. Ils frappent à la porte d'une riche maison. Pourquoi on ne nous ouvre pas ? Aujourd'hui les ogres doivent ...

MAVO

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 Mavo (souvent appelé MaVo ou MAVO) était un mouvement artistique japonais radical des années 1920. Fondée en 1923, Mavo a été productive durant la fin de la période Taishō (1912–26). Mavo a rétabli l’Association japonaise des artistes futuristes, le groupe d’artistes anarchistes qui a présenté une exposition en plein air dans le parc Ueno à Tokyo pour protester contre le conservatisme dans le monde de l’art japonais.  Dirigé par Tomoyoshi Murayama, le groupe déployait un éventail interdisciplinaire d’art performance, de peinture, d’illustration et d’architecture, pour transmettre des messages anti-establishment au courant dominant. Porté par les réponses au développement industriel, le groupe Mavo a créé des œuvres sur la crise, le péril et l’incertitude. L’historienne de l’art Gennifer Weisenfeld a écrit que Mavo cherchait à réintégrer l’art dans la vie quotidienne.  Les artistes « Mavoïstes » cherchaient à perturber ou à brouiller les fron...

Noriko Ibaragi

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  Noriko Ibaragi   (1926-2006) était une poétesse japonaise pionnière. En 1953, elle a fondé et dirigé la revue de poésie  Kai   ( Rames ). Ses premières œuvres illustrent son désir de laisser une nouvelle vie s’épanouir des décombres de la guerre. Bien qu’elle ait insisté sur l’importance de l’indépendance personnelle, elle a toujours cherché à tisser des liens avec les autres, comme en témoigne son intérêt de longue date pour la traduction de la poésie coréenne. En 1975, son mari depuis vingt-cinq ans, Yasunobu Miura, est décédé, et elle ne s’est jamais remariée. Ses poèmes qui lui étaient adressés, dont « Rêve » et « Clair de lune », furent publiés un an après sa mort dans son dernier recueil,  Saigetsu   ( Les Années ). LORSQUE J’ETAIS UNE JEUNE FILLE EN FLEUR Lorsque j’étais une jeune fille en fleur Les villes s’écroulaient avec fracas A travers d’incroyables endroits On entrevoyait parfois un bout de ciel bleu Lorsque j’étais une jeune fille en fle...

Aya Kôda

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Aya Kōda ( 幸田 文 Kōda Aya, 1er septembre 1904 - 31 octobre 1990) était une essayiste et romancière japonais. Elle était la deuxième fille du romancier de la période Meiji Kōda Rohan. Sa fille Tama Aoki et sa petite-fille Nao Aoki étaient également écrivaines. Kōda est né à Tokyo. À l’âge de cinq ans, elle perdit sa mère, puis sa sœur cadette et son frère. Elle a étudié à la Tokyo Women’s School. Elle s’est mariée à 24 ans, mais a divorcé après 10 ans et est retournée vivre avec sa fille, Tama, chez son père. Ses premières œuvres, écrites à l’âge de 43 ans, étaient des mémoires de la vie avec son père. Ses nouvelles, romans et essais suivants exploraient la vie des femmes, la famille et la culture traditionnelle. Elle a reçu le prix Yomiuri pour « Le kimono noir » (Kuroi suso). LE KIMONO NOIR Le printemps expira ; vint l'automne, une année suivit l'autre. Le mariage se faisait longuement attendre. La fille si pleine de fraîcheur était, hélas ! laissée pour compte. Quand une femm...

Théâtre : 1. Suguru Yamamoto

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Dramaturge, metteur en scène et acteur, fondateur du collectif théâtral HANCHU-YUEI Suguru Yamamoto est un auteur, réalisateur, acteur et le leader du collectif théâtral HANCHU YUEI. Il construit un monde théâtral qui reflète vivement la société de l’information contemporaine, dans laquelle les visions de l’éthique sont transformées à un rythme accéléré. Il possède un répertoire varié, incluant la série Adultes et Enfants , pour le plaisir des jeunes comme des moins jeunes, ainsi que des ateliers destinés aux jeunes et aux établissements de bien-être. Il a également mis en scène des spectacles, participé à des coproductions internationales et présenté des pièces de théâtre à des troupes dans d’autres pays asiatiques et en Amérique du Nord. Il a remporté le 66e prix Kishida Kunio du théâtre pour sa pièce Banana Flower Can Be Eeat . Il est membre de la Fondation Saison.  

Tatsuji Miyoshi

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Paulownia   FLEURS DE PAULOWNIA Soudainement plus fugitives qu'un rêve Les fleurs de paulownia ont quitté leurs branches Et dansant doucement sont tombées Deux trois quatre Les heureuses emportées par le vent Sont tombées effleurant votre épaule De ces fleurs précieuses de couleur et d'odeur Que je suis jaloux ! Ces fleurs de paulownia Du dessus de la terre à cette heure avancée Dans votre main ont été recueillies

Chindonya

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Les chindonya ( チンドン屋 ) sont des musiciens de rue costumés au Japon. Leurs fanfares ambulantes, constituées de deux ou trois personnes, célèbrent l'ouverture de magasins ou promeuvent des événements. Actifs depuis le XIXe siècle, ils attirent le public grâce à leurs instruments, tel que le tambour chindon. Hérité de la danse jinta qui se pratiquait sur une imitation des fanfares militaires, il est né à des fins commerciales, puisqu'il avait vocation de communiquer certains événements, à la manière d'une parade de cirque. Devenu désuet, on en rencontre encore dans les vieux quartiers de Tokyo et dans les parcs, où ils divertissent toujours les Japonais. Il est généralement formé de trois musiciens dont souvent des femmes : un saxophoniste ou un clarinettiste, un joueur de grosse caisse ou cymbales et un chanteur joueur de banjo, qui sont parfois influencés par les brass bands de jazz.  Depuis les années 1960, le nombre de chindon’ya a diminué, accéléré par la crise pétr...

Conte du Japon

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  LE CUL ET LE FOND Jadis, dans un temple de la montagne, vivait un vieux bonze. Un jour, le novice qui le servait doit partir pour un stage de perfectionnement, et le vieux bonze reste seul. Il cherche un remplaçant. Le chef du village lui en procure un. Dès qu'il arrive, on lui demande d'aider le bonze à chercher un pot dans une grange. Le bonze monte à l'échelle et trouve le pot, ce que le novice n'avait réussi. Le bonze dit au novice : Aide-moi à descendre ce pot, car il est très lourd. Tiens le cul des deux mains. Dès que c'est fait, je lâche. Le novice tient son propre cul à deux mains et dit : C'est fait ! Le bonze lâche le pot qui tombe que le visage du novice, à moitié assommé. En outre, le pot se fendille. Le novice avait peu de vocabulaire ; cette expérience lui permit de l'enrichir. Il ignorait que le fond d'un pot est aussi un cul.

Kishida Ryūsei

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Kishida Ryūsei A utoportrait Kishida Ryūsei (1891-1929) est l’un des plus grands peintres du Japon moderne. Il fut tout à la fois un pionnier des avant-gardes et de la peinture moderne, un critique d’art important et un collectionneur passionné. Ses œuvres, bien que peu connues en dehors de l’Archipel en raison de leur trop grande ressemblance avec la peinture européenne, sont depuis des décennies familières aux Japonais, notamment les portraits de sa fille Reiko qui comptent « parmi les tableaux que tout le monde garde imprimés dans un coin de sa tête ». Des dizaines d’ouvrages lui ont été consacrés et de nombreux artistes contemporains s’en réclament, par exemple Murakami Takashi (2000). Hélas, ses toiles sont si chères que les frais d’assurance rendent difficile l’exposition de ses œuvres à l’étranger. Ce paradoxe qui veut que la valeur d’une œuvre limite ses possibilités de reconnaissance n’est pas sans attirer l’attention, les fantômes ayant comme on le sait toujours eu un prob...

Poupées japonaises

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Un Katashiro est une sorte de yorishiro dans lequel se réfugie un esprit divin. Dans les rituels shinto et les coutumes populaires, les poupées sont utilisées comme substituts humains pour transférer les péchés et les impuretés lors des exorcismes. Ils sont généralement faits de papier ou de planches minces. Après l'exorcisme, ils sont jetés dans la rivière ou la mer, ou brûlés. Lors du Hinamatsuri en mars, les gens ont utilisé ces poupées pour caresser les parties de leur corps qui n'étaient pas en bon état, puis les ont jetées dans la rivière ou la mer pour prier pour la croissance de leurs enfants. Hitogata, poupée de papier utilisée pour le rituel de Shinto. Tokyo, Japon 1er janvier 2017 : Hitogata est une poupée de papier utilisée pour la cérémonie de Shinto au Japon On le croit que la combustion de la poupée après qu'écrivant le nom et adresse là-dessus fera des choses mauvaises garder à partir du corps toute l'année. Le mot ningyō signifie lui aussi « forme hum...

Fumiko Hayashi

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林 芙美子 FUMIKO Hayashi (31 décembre 1903 – 28 juin 1951) est l'une des figures majeures de la littérature japonaise : elle a écrit plus d'une centaine de romans et de nouvelles dont une infime partie est aujourd'hui traduite en français. Née en 1903 à 下関市 Shimonoseki (île d'Onshû), "issue d'une famille extrêmement défavorisée, ses parents étant marchands ambulants, elle passa une enfance misérable sur les routes du Japon avant de monter à Tokyo à dix-huit ans. Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique tout en faisant divers petits métiers pour vivre. La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. Plusieurs hommes partagèrent sa vie avant son mariage avec le peintre 手塚 緑敏 / TEZUKA Rokubin en 1926. " "Vagabonde" ou "Chronique de mon vagabondage" / 放浪記 ("Hōrōki") paraît en 1930 : son premier roman d'inspiration autobiographique co...

Théâtre : Kenji Yamauchi

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Kenji Yamauchi naît à Kyoto en 1958. Il commence sa carrière comme employé chez Dentsu Creative X puis se met à son compte en 1992. Il se met alors à réaliser de nombreux court-métrages, publicités, séries. En 2011, son long-métrage Being Mitsuko connaît un succès national et il est nominé au festival international de Varsovie. Il est nominé pour le prix Kishida en 2014 mais ne l’obtiendra qu'en 2015 avec Trois grotesques . La même année, son film Her father, my lover est sélectionné dans la catégorie Splash Japon au festival international de Tokyo. Trois grotesques est adapté au cinéma sous le titre At the Terrace et sera lui aussi sélectionné à Splash Japon lors du festival de Tokyo.  

Tatsuji Miyoshi

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 CHEVAL Collines à thé Puits à potence Cheval Fleurs de prunier

bol Yohen Tenmoku

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Les bols dits Yôhen tenmoku sont des bols en céramique fabriqués à l’époque des Song du Sud de la Chine (12–13 siècles). Il n’en reste que trois de par le monde, et ces trois pièces se trouvent au Japon où elles sont de plus classées comme trésors nationaux. En fin d’année 2016, un quatrième de ces bols fut découvert et authentifié lors d’un programme télévisé, ce qui causa des débats dans les médias. Mais ce mois-ci (janvier 2017), un expert a affirmé qu’il s’agissait d’un faux, ce qui créa encore plus de tumultes. Il fut estimé à 250 000 euros. Différents céramistes ont tenté de reproduire ces bols, mais personne n’y est encore parvenu. Il semble que les matériaux et la technique de fabrication ne soient pas encore élucidés. Jean Girel, céramiste français incontournable particulièrement reconnu pour son travail inspiré par la céramique Song, décide de se lancer un nouveau défi : percer le mystère encore intact des magnifiques bols «Yohen Tenmoku» dont il ne reste plus que trois...

Conte du Japon

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La théière en or et la main du voleur LA THEIERE EN OR Jadis, il y avait un château dans le pays d'Aki. Une nuit, un voleur pénètre dans la maison d'un des gardes du château, et découvre sous l'autel domestique une théière en or qu'il dérobe. Il s'enfuit, mais la théière se met à parler : Retourne ! Retourne ! Sale théière, silence ! Retourne ! Retourne ! Tais-toi, tu vas me faire repérer ! Retourne ! Retourne ! Reste avec moi gentiment, je te donnerai du bon thé autant que tu voudras. Retourne ! Retourne ! Le voleur, de colère, en a les boyaux tout retournés : Eh bien, si c'est comme ça, tu auras du bâton ! Retourne ! Retourne ! Avec un gourdin, il la frappe la théière et la jette dans un bosquet de bambous. Sale théière, tu ne m'auras même pas rapporté un sous ! Il veut alors s'éloigner, mais ses pieds collent à la terre. Il ne peut plus faire un pas. Il se...

Takahashi Yuichi

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Takahashi Yuichi "Un livre et du papier" vers 1875-1877 Un livre est ouvert à la première page. Un fascicule ordinaire, comme il s'en produisit tant dans le Japon de Meiji, peu épais. Il constitue le motif principal d'un tableau que réalisa TAKAHASHI YUICHI au milieu des années 1980, et il est mentionné dans le titre même de la toile : « Un livre de lecture et du papier ». Derrière le volume, à côté, au-dessus sont rassemblés plusieurs instruments de travail dont aura besoin l'enfant ou l'adulte qui se met à l'étude. Un calepin est dressé. Un crayon tient en équilibre par miracle. En l'air sont accrochées des feuilles...  Bien d'autres objets viennent s'y ajouter. Une raquette de bois pour un jeu du Nouvel An, des billes multicolores, un lampion, un petit sac rempli de graines dont on se sert en guise de balle, une petite boîte à rangement, bref le peintre y réunit tout ce qui fait le plaisir d'apprendre et le bonheur de jouer.  TAKAHASHI Y...

Awa Odori, la danse des fous

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Chaque été, du 12 au 15 août, la ville de Tokushima, sur l’île de Shikoku, se transforme en immense scène à ciel ouvert. Des milliers de danseurs avancent en file, bras levés, pas glissés, au son des taiko , des shamisen et des cris rythmés. Dans une ambiance électrique, la foule scande une formule devenue emblématique : « Odoru aho ni miru aho, onaji aho nara odoranya son son » ( Il y a les fous qui dansent et les fous qui regardent, quitte à être fou, pourquoi ne pas danser ? ). Une invitation joyeuse à se laisser emporter. L’ Awa Odori est aujourd’hui le plus grand festival de danse du Japon , attirant chaque année plus d’un million de visiteurs et une ferveur communicative durant la période d’ O-Bon , la fête des ancêtres . Mais cette danse, devenue mythique, peut également s’apprécier dans d’autres régions et à différentes périodes lors de matsuri . Je vous propose donc aujourd’hui d’en découvrir plus sur l’ Awa Odori , danse de l’été japonais , née dans les rues de Tokushima ...

SHIMAKI Kensaku

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SHIMAKI Kensaku est né à Hokkaido en 1903. En 1918, Il  publie un magazine littéraire, le « Kunugi no Mi »dans lequel il publi des tanka et des essais sous le nom de plume de ASAKURA Tengai. L’année suivante, il quitte l’Hokkaido pour Tokyo afin de continuer ses études, mais il contracte la tuberculose et ne peut mener à bien ses projets. En 1925, il quitte l’université et  rejoint le mouvement paysan. En 1927, il devient un membre actif du Parti communiste japonais, mais la maladie ne le laisse pas tranquille. L’année suivante, il est arrêté par la police et ne sera libéré qu’en 1932 pour raison médicale. En 1934, il publie sa première œuvre « Rai » (La lèpre) dans le magazine « Bungaku Hyoron » qui est basée sur son expérience carcérale et qui lui valut un grand intérêt de la part du monde littéraire japonais. Ensuite, il publie « Momoku » (La cécité) dans le magazine « Chuo Koron » qui confirme son statut d’écrivain. «...