Seiichi Funahashi
Funabashi Seiichi (舟橋 聖一, Funabashi Seiichi?, aussi Funahashi Seiichi), né le 25 décembre 1904 à Tokyo et mort le 13 janvier 1976 dans la même ville, est un écrivain japonais. Son œuvre comprend des histoires courtes, des nouvelles et des romans.
Motivé par l'engagement politique et humanitaire des écrivains français André Gide et André Malraux, il fonde la revue littéraire Kōdō (« l'Action »), publiée de 1934 à 1936. C'est dans cette revue que paraît son premier roman, Daibingu (« Plongée »), en 1934 sous forme de feuilleton. Kōdō se prononce pour le libéralisme, l'internationalisme et le modernisme en opposition à l'ultranationalisme qui balaye le Japon dans les années 1930. Funahashi espère créer un mouvement de front populaire parmi les écrivains; Cependant, le mouvement sombre bientôt dans l'oubli. En 1940, Funahashi rejoint le Front littéraire (Bungei Jugō Undō) parrainé par le gouvernement avec 43 autres éminents écrivains et créé des œuvres en soutien de l'effort de guerre.
Cette nuit-là, après avoir pris de l'aspirine, Sueko s'est brusquement mise à transpirer. Comme il était dangereux de la laisser ainsi, il a fallu essuyer sa sueur et changer son pyjama. La question pour ainsi dire délicate et décisive a été de déterminer qui de nous deux allait s'en charger, d'autant que Sueko nous avait dit qu'elle ne voulait pas nous y voir ensemble, ce qui est parfaitement naturel.
Sumoto et moi en avons décidé en tirant des cartes à jouer. Celui qui le premier tirerait un as de cœur aurait le droit de frotter la peau de Sueko. Cela dura un certain temps. Finalement, quand l'as est sorti à la quarante-deuxième carte, j'étais en nage et je voyais Sumoto lui aussi trempé de sueur. Il avait gagné, que je le voulusse ou non. Il m'a regardé, les prunelles en feu : « Go away ! » m'a-t-il hurlé. J'ai franchi la porte, abattu. Je pleurais. Je pleurais au point que j'en tremblais de tout mon corps. La porte a été refermée. Puis le silence, on n'entendait plus rien.
Aah, aah !
Sueko doit maintenant être dénudée... Il lui enlève son pyjama trempé de sueur et avec une serviette sèche il lui essuie le dos, la poitrine...

Commentaires
Enregistrer un commentaire