Vie sexuelle au Japon
L’abstinence sexuelle au Japon fait des émules et le gouvernement nippon s’inquiète car la population vieillit et ne se renouvelle plus. Désintérêt voire même dégoût du sexe, les jeunes Japonais n’hésitent pas à employer des mots forts pour faire comprendre qu’ils ne sont pas du tout portés sur la chose. Selon une étude du ministère de la Santé nippon, 36% des garçons et 58,56% des filles âgés de 16 à 19 ans déclarent ainsi « ne pas s‘intéresser » ou « éprouver une aversion pour le sexe ».
Les Japonais font de moins en moins l’amour. Le sexe “réel”, s’entend. Leur libido se reporte en revanche sur la réalité virtuelle, les mangas et les robots siliconés. L’industrie du porno en profite et la démographie du pays en pâtit dangereusement.
Quand on demande aux Japonais mariés à quand remonte leur dernier ébat, ils sont 45 % à répondre “au moins un mois”. Pire, d’après une étude du gouvernement publiée en septembre, 42 % des hommes et 44 % des femmes célibataires de 18 à 34 ans n’y ont JAMAIS eu de rapports sexuels (26 % chez les 18-25 ans, en France).
Naturellement ces chiffres s’accompagnent d’un taux de natalité dramatiquement bas. Nous y reviendrons. Mais plus intrigante est cette autre tendance, qui n’est pas évoquée dans le rapport gouvernemental : l’explosion de la consommation de porno sous toutes ses formes. Le dernier chic consiste à s’accoupler avec des mannequins en plastique.
Le désintérêt marqué pour le sexe tend cependant à augmenter dans toutes les catégories, hormis chez les hommes de 30 à 34 ans qui ne sont que 5,8% à négliger la chose, contre 8,2% deux ans plus tôt.
Chez les filles, dans le meilleur cas (25 à 29 ans), près d'un tiers ne revendiquent aucun appétit sexuel. Par ailleurs, chez les couples, près de 41% reconnaissent ne pas avoir eu de rapports sexuels dans le mois précédent l'enquête.
Les personnes concernées justifient ce manque de relations intimes par le fait qu'après la naissance d'un enfant, "il n'y plus de raison" (20,9%), qu'ils n'ont plus de désir (21%), qu'ils sont fatigués à cause du travail (16,1%), ou encore parce qu'il y a des choses plus agréables à faire.


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