Engawa
Dans la maison japonaise traditionnelle« Il s’agit d’un espace intermédiaire, un entre-deux, autour duquel s’articulent un dedans et un dehors sans ordre apparent. Si d’un point de vue visuel l’engawa offre une ouverture où le dedans et le dehors semblent se juxtaposer de façon ambiguë, d’un point de vue structurel il tire une frontière très nette entre l’espace où l’on est chaussé, le dehors, et l’espace où l’on est déchaussé, le dedans. L’engawa les sépare autant qu’il les relie ». L’engawa est un « espace de transition », « espace médiateur », « espace tampon », « espace fluide ».
Un chat engawa fait référence au célèbre roman « Je suis un chat » (Wagahai wa neko de aru) de Natsume Sōseki, où le narrateur félin observe le monde depuis l'engawa (la galerie en bois traditionnelle qui fait le tour des maisons japonaises) ou les tatamis.
Dans les campagnes, les serpents s'y lovent. On dit qu'il ne faut jamais tuer un serpent qui vit sous l'engawa d'une demeure, car il la protège.
Une compagnie de danse a créé un ballet intitulé Engawa :
« La danse est un art paradoxal qui expose l’intime. Prendre au fond de soi des gestes pour les communiquer aux autres. Les montrer au dehors, leur donner une forme pour les rendre visible. Aller puiser dans ses propres émotions et les donner à voir. Transformer en mouvement une sensation et une intention pour révéler ce qui se trame à l’intérieur. Le corps devient espace de transition entre dedans et dehors, intimité et exposition aux autres. La danse est ce va-et-vient continu entre une intériorité et une extériorité. »

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